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Voilà les frites : ça sent la Belgique


Voilà les frites :
ça sent la Belgique

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 25 Jan, 2017
  • Categorie:

Après une nouvelle nuit dans la forêt de Fontainebleau, sous la neige, nous retrouvons les parents de Ronan, qui profitent de leur semaine de vacances pour nous rejoindre en van. Nous passons donc quelques jours au chaud avec eux, visitant ensemble les alentours de Laon où ils nous ont emmenés, nous et nos vélos. Pour les personnes intéressées, vous devriez trouver rapidement plus de détails sur ces quelques jours, ici dans la rubrique « Retrouvaille ».

Après un grand merci et des au revoir déchirants (surtout pour Ronan), nous repartons sous un beau soleil et un froid toujours très présent, tellement présent qu’il a fait éclater la gourde en aluminium trop pleine et resté toute la nuit sur le vélo de Ronan. Qu’à cela ne tienne, nous roulons quelques kilomètres dans la campagne vallonnée, au milieu de champs à nus et gelés, traversons le village de Martigny-Courpierre et sa superbe église, et rachetons une gourde à Laon.

Nous nous économisons l’ascension à vélo de la route permettant de rejoindre le centre historique de la préfecture de l’Aisne, ayant déjà visité les lieux quelques jours auparavant avec les parents de Ronan.

Nous retrouvons notre si chère Eurovélo 3, que nous suivions d’Orléans à Fontainebleau, qui est également l’« Axe Vert » aménagé dans la vallée de l’Oise. Nous profitons des aménagements en bord de voie cyclable, la nuit approchant, pour poser le camp. Le froid est bien présent, nous nous réchauffons autour du feu ayant servi à préparer un repas et un thé chaud. 22H, il est temps de rejoindre nos duvets : il fait -10°C !

Comme vous pouvez le deviner, la nuit ne fut pas des plus agréables, les duvets ayant gelés dans la nuit par l’effet combiné de la condensation et du froid. Il faut dire qu’à 8h30, le soleil se lève timidement, il fait toujours -10°C. Nous découvrons que par ce temps, tout est plus long : il faut tenter d’extraire les sardines du sol gelé, faire sécher les sacs de couchage et la tente, trottiner pour se réchauffer les pieds, essayer de faire chauffer une eau gelée pour le café, puis dégeler les pâtes cuites servant à la salade pour le déjeuner ! Tout un programme qui ne nous fait reprendre la route qu’en début d’après-midi. Nous avançons tout de même, traversant une grande forêt de conifères exploités pour le bois, en slalomant entre les nombreuses plaques de neige de la semaine précédente qui ont gelés. Le froid persistant, nous hésitons à dormir dans un des nombreux blockhaus que nous apercevons, construits sur la ligne Maginot. Finalement, nous dormons à l’abri des arbres, protection naturelle contre le froid et seul endroit où le sol n’est pas recouvert de blanc.

Dans ces conditions, nous nous rendons compte que nous avons besoin de dormir au chaud plus régulièrement. Par chance, le réseau Warmshower met en relation des hôtes partout dans le monde avec des cyclo-voyageurs. C’est ainsi qu’après avoir mangé dans la première friterie que nous croisons, à quelques kilomètres de la frontière belge, nous nous retrouvons hébergé chez Xavier et Emilie à Liessies, charmant petit village du Nord. Nous passons la soirée en leur compagnie ainsi qu’avec Greg, un de leurs amis ayant traversé l’Amérique en vélo, autour d’une Martiflette (tartiflette au maroilles) et d’une incontournable Chimay.

Le lendemain, la neige s’invite de nouveau, rendant difficile notre départ. Nos hôtes, dans leur grande gentillesse si caractéristique aux gens du Nord, nous proposent de rester une nuit supplémentaire, que nous acceptons avec plaisir ! Nous passons ainsi la journée avec Xavier, qui nous fait découvrir Liessies, le parc de son ancienne abbaye, la zone de loisir du ValJoly où il est moniteur de voile.

Nous discutons également de ses ruches, de ses maquettes de voiliers en papier, de son poêle à bois et de leur maison qu’ils ont entièrement rénovée. De nouveau, nous passons une très bonne soirée en compagnie des mêmes protagonistes, avant une nouvelle nuit bien au chaud. Cette fois, c’est le bon départ : nous reprenons nos vélos, direction la Belgique !

Petite erreur d’orientation : pensant partir vers Maubeuge (au Nord), nous reconnaissons la ville de Trelon d’où nous venions. Nous passons donc la frontière franco-belge à Momignies, et profitons de ce détour pour visiter Chimay, dont le nom ne nous évoque que son célèbre breuvage. Là-bas, nous rencontrons par hasard Julien, qui en plus de nous indiquer le chemin, se propose de nous héberger pour la nuit.

Nous découvrons le petit village de Chimay, où la bière n’est pas brassée, avant de retrouver notre hôte du soir, avec qui nous partageons son amour pour Poelvoorde, quelques bons conseils de visites, des cartes du RAVeL et bien sûr une ou deux Chimay de garde. Le lendemain, nous visitons l’abbaye de Scourmont, à une dizaine de kilomètres, où est réellement brassée la bière trappiste Chimay. Déception : on ne peut presque rien visiter, à l’exception de l’église et du petit cimetière, le secret de fabrication étant trop jalousement gardé.

Notre nouvel objectif de rejoindre les pays nordiques pour l’été nous fait passer l’hiver entre le Nord de la France et les Pays-Bas. Nous avons la chance pour le moment de ne rencontrer que peu de pluie, nous avons par contre découvert que le froid, même sous le soleil, nous ralentit quelque peu. Pas de problème, puisque pour l’instant, nous avons réussi à dormir au chaud dès que le besoin ou l’envie s’en fait sentir, faisant par la même occasion des rencontres qui enrichissent notre périple.

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