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Retour sur la route: Direction le Sud

Retour sur la route:
Direction le Sud

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 3 Déc, 2016
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Après notre boucle effectuée dans les îles Britanniques sans souci majeur, nous reprenons la route avec plaisir puisque notre motivation est intacte. Cette pause certes un peu plus longue que prévue, nous a permis de revoir famille et amis, de repasser voir les enfants à l’école Jacques Prévert, d’être interviewés par la correspondante du Ouest France et surtout de réparer et compléter notre équipement et notre vélo (voir les galères qui nous sont arrivées). L’hiver approchant, nous partons vers le sud, espérant trouver un peu plus de chaleur et de soleil.

De Bruz, nous rejoignons la Vilaine au site naturel du Boël que nous connaissons fort bien, puisque la maison familiale de Ronan s’y trouve. Nous savons donc que même avec notre départ tardif et les journées raccourcissant nous pourrons profiter du halage bien aménagé et en site propre pour rouler tardivement. Nous poserons malgré tout notre premier camp qu’au site de la Courbe, à Bourg-des-Comptes, lieu rempli de souvenir pour Ronan qui y a passé de nombreuse après-midi avec son pote BenJ. C’est l’occasion de vérifier sans prendre grand risque notre équipement face à ces premières températures négatives. Les réflexes ne sont pas encore tous revenus puisque le riz que nous pensons manger ce soir-là nécessite 28 minutes de cuisson, qu’à cela ne tienne, la chaleur de cette boisinière un peu longue n’en sera que plus agréable.

Nous repartons donc le lendemain rassurés, sous un soleil révélant les superbes couleurs de l’automne et savourons le calme du halage peu fréquenté en cette saison. Nous découvrons la jolie chapelle de La Chapelle-de-Brain, traversons  Redon et décidons de continuer jusqu’à la Roche-Bernard, où Ronan espère pouvoir réparer, chez sa sœur, la sacoche qu’il a abîmée (et oui encore !!!) lors d’une chute (et oui encore !!!) sur un passage boueux du chemin de halage. Aux vues de l’heure et de la distance encore à parcourir, nous rejoignons la route mais finirons le trajet de nuit, conditions possibles à supporter uniquement quand nous sommes sûrs de passer la nuit « en dur ».

Après une bonne soirée et une nuit au chaud chez Nolwenn et Damien (ce dernier lui filera un bon coup de main pour réparer sa sacoche), nous découvrons en leur compagnie la ville de la Roche-Bernard. Le charme de cette petite cité de caractère fondée au Xème siècle réside dans ses maisons en pierre associées à quelques maisons à colombage, son église du XVIIème, et bien sûr le panorama sur l’embouchure de la Vilaine qu’offre sa situation sur un promontoire rocheux. Nous profitons de l’hospitalité de nos hôtes pour passer une deuxième soirée à la Roche-Bernard au cours de laquelle Raclette et jeux de société (Munchkin et Élixir) sont de mises.

La prochaine destination étant Nantes, nous repartons plein ouest. Nous traversons le parc régional de Brière, grande zone de marais, caractéristique pour ses toits de chaume et ses nombreux chalands. Nous profitons de ce paysage pour y pique-niquer, et découvrons par hasard le château de Carnrouët. Celui-ci est en grande partie en ruine, et surtout fermé en cette saison. Nous ne pourrons que faire le tour de son enceinte extérieure. Nous poursuivons notre route, passons voir le Dolmen de Brière, avant de quitter le marais pour camper.

Après une nuit humide, nous continuons vers l’ouest et passons sur la ZAD de Notre-dame-des-Landes, pour partager un moment de convivialité autour d’un repas cuisiné par ses habitants. Direction plein sud, nous atteignons Nantes, après avoir traversé Orvault en fin d’après-midi. La première pause se fera dans le quartier de Talensac, au récent bar à jeu Pioche : n’hésitez pas à découvrir ce bar unique en son genre si vous en avez l’occasion !

Nous restons quatre jours pour visiter Nantes, profitant de nos amis nantais respectifs pour être hébergés au chaud et au sec, en appartement et même dans une péniche sur l’Erdre. Pendant ces quelques jours, nous (re)découvrons la ville : nous commençons par le jardin des Fonderies, le Lieu Unique (ancienne usine des biscuits LU, transformé en centre culturel) où nous assistons à la pièce de théâtre « Corps Diplomatique »,  la place Graslin et son théâtre, un film au cinématographe, et la récente restauration du passage de la Pommeraye, superbe galerie marchande couverte sur trois niveaux datant de 1843.

Nous poursuivons ensuite à Rezé, commune limitrophe au sud, pour visiter la cité Radieuse. Cette résidence sur pilotis, bâtie par Le Corbusier en 1955, était pensée comme une mini-ville verticale. On y trouvait, en plus des nombreux logements, un bureau de poste, une école maternelle sur le toit, et un marché dans son hall. Cependant, une loi de 1971 entraîne la disparation du système initial de location-vente coopératif, entraînant le départ d’une grande partie de ses habitants. Aujourd’hui, le bâtiment est toujours habité, le marché et l’école maternelle sont toujours en service.

Nous continuons notre visite de Rezé par Trentemoult, ancien village de pêcheurs. On déambule à pied dans ses petites ruelles, au milieu des maisons colorées, comme à l’époque où chaque pêcheur utilisait les restes de peinture de son bateau pour peindre sa façade, personnalisant ainsi son habitation. Nous rejoignons le centre-ville de Nantes : nous visitons la cathédrale, puis nous nous dirigeons vers l’île de Versailles. Cette petite île sur l’Erdre a été aménagée en jardin japonais zen, avec en son centre un musée sur l’histoire hydrographique de la ville.  La soirée se finira par une bière prise en compagnie de Gaga, amie d’école de Ronan croisée par le plus grand des hasards, puis un dîner avec les anciens collègues de Gaël, Nicolas et Amélie.

Nous commençons notre dernière journée par la visite du Jardin des Plantes, créé en 1687. Nous déambulons parmi les sept hectares d’un des plus grands jardins français, particulièrement réputé pour sa collection de camelias, et au milieu de l’exposition éphémère d’art topiaire de Claude Ponti.  Nous rejoignons ensuite les célèbres machines de l’île de Beaulieu, et notamment son éléphant et le carrousel des mondes marins. Nous traversons ensuite la Loire pour rejoindre l’église Notre-Dame-de-bon-Port, monument historique datant de 1858 et particulièrement reconnaissable grâce à son dôme surmonté d’une flèche haute de 60 mètres.

Nous ne pouvions quitter l’historique capitale bretonne sans visiter son château, nous passons donc 1h30 à découvrir le lieu de résidence des ducs de Bretagne et dont l’histoire est intimement liée à Anne de Bretagne, où son cœur demeure. Un calendrier de l’avent géant sur l’un des bâtiments attire notre attention. Malheureusement, nous ne découvrirons que les premiers volets de l’œuvre de Tangui Jossic.

Ainsi, nous voilà de retour sur les routes, cette fois à la « mauvaise » saison. Les journées sont plus courtes, nous avançons moins vite, mais nous profitons tout de même des visites de la Roche-Bernard et de Nantes. Les quelques jours à venir nous amèneront à Toulouse (en voiture) pour assister à la présentation de la thèse en astrophysique de Damien, un ami commun, avant de reprendre la route à vélo depuis Nantes.

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