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Liverpool, la rivale

Liverpool, la rivale

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 17 Juin, 2016
  • Categorie:

Seulement une cinquantaine de kilomètres séparent Manchester de notre nouvelle destination, Liverpool. Pour autant, une vraie campagne existe entre les banlieues respectives de ces deux métropoles. Nous avons ainsi pu longer la rivière Mersey et planter la tente sur le  halage.


Nous arrivons à Liverpool par le parc Everton, où nous mangeons encore une fois à l’abri du tarp pour nous protéger d’une énième averse. Nous pouvons cependant profiter d’un point de vue en surplomb de la ville, qui nous permet de planifier nos premières visites de l’après-midi. Malgré l’envie de nous rapprocher de la mer, où sont par ailleurs implantées de nombreuses éoliennes, nous nous dirigeons vers le centre ville, guidés par les deux immenses bâtiments qui dominent la ville de leurs hauteurs.

Panorama de Liverpool depuis le Everton Park

Panorama de Liverpool depuis le Everton Park

Sur la route, nous nous arrêtons une première fois afin d’entrer dans le St Andrews Garden. Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit d’anciens logements construits en 1935 et servant à loger les familles les plus pauvres vivant alors dans des habitations insalubres. Ces immeubles de cinq étages sont construits en cercle tout autour d’une cour commune suffisamment grande pour y contenir une superette. Après réhabilitation dans les années 1990, ces logements sont aujourd’hui utilisés pour loger plus de 400 étudiants. Nous poursuivons notre route en direction du premier bâtiment que nous avions repéré et qui nous intrigue par son architecture futuriste, sa forme en entonnoir dirigé vers le ciel faisant penser de loin à un vaisseau spatial ! Une fois sur place, nous constatons qu’il s’agit en fait de la Metropolitan Cathédral, construite dans les années 1950. L’intérieur est tout aussi impressionnant, par sa forme circulaire centrée sur l’office, mais également par ses nombreux tableaux et sculptures, son éclairage bleue et bien sûr par la hauteur de sa coupole.

Nous continuons à pied vers la Cathédrale de Liverpool, située à proximité, étonnante par son aspect massif tout en briques rouges, d’autant qu’elle est déjà située sur les hauteurs de la ville. Malgré les apparences, nous apprenons que sa construction est plus récente que celle de la Metropolitan Cathédral. Toujours aussi décalé par rapport aux horaires de visite en Grande-Bretagne, nous nous promettons de revenir le lendemain pour y entrer.

Retournant vers nos vélos, nous traversons par hasard une arche nous menant dans une cour entourée de superbes locaux universitaires, tout de briques, surmonté d’un clocher doté d’une horloge rappelant le Big Ben. Nous profitons de cette halte pour contacter Clément, le français expatrié à Liverpool qui nous loge pendant notre séjour, et le rejoignons dans un bar allemand où il suit le match de football Allemagne-Pologne en compagnie d’amis de nationalités diverses. Après quelques bières, il nous installe dans son appartement qu’il partage avec trois colocataires, qui n’est autre qu’une ancienne église transformée en plusieurs logements.

Le lendemain, nous commençons donc notre journée par la visite de l’intérieur de la cathédrale de Liverpool. Nous ne sommes pas déçus, elle paraît tout aussi massive que nous le laissais penser notre passage de la veille. Nous avons été particulièrement surpris d’y trouver en son sein une arche permettant de rejoindre les coursives supérieures entre elles ainsi qu’une chapelle pouvant accueillir plusieurs dizaines de personnes, celle-ci n’occupant pourtant qu’une petite surface de la cathédrale. On y trouve également différentes pièces, des bureaux pour le prêtre, bien sûr un office permettant de grandes cérémonies, et même un café et un magasin de souvenir. En sortant, nous traversons le St James Garden la bordant, qui n’est d’autre que le cimetière aménagé sous forme de parc.

Nous enfourchons ensuite nos vélos pour nous diriger vers la mer. Nous traversons le quartier touristique des docks, nous arrêtons devant les statues des Beatles, puis longeons le port commercial, les usines chimiques et les nombreux bâtiments de briques désaffectés, afin de rejoindre une plage que nous a conseillée notre hébergeur. Celle-ci a la particularité d’être habitée à l’année par de nombreuses statues de taille humaine, espacées de manière régulière de quelques dizaines de mètres. Nous traversons cette plage de sable et de vase pour voir de plus près ces sculptures, plus ou moins enfoncées dans le sol, créant une atmosphère très particulière malgré le beau temps qu’il fait.

De retour dans le cœur de la ville, nous retrouvons Clément, qui nous fait profiter une dernière fois de la vie nocturne à Liverpool. Nous y rencontrons ainsi de nombreux français lors d’une soirée entre couchsurfeurs, puis découvrons les soirées anglaises dans l’hypercentre, où nous dénotons quelque peu, n’étant pas habillés en tenue de soirée (plus ou moins osée) comme semblent affectionner la plus part des jeunes anglais.

Nous fêtons le lendemain matin la visite de ce premier pays avec un « English Breakfast », au restaurant « The moon and Pea », une des bonnes adresses du voyage.


Liverpool est comme sa voisine Manchester un berceau du Rock anglais. Nous n’avons pas forcément perçu cette qualité lors de notre passage, surement dû au fait de leur brièveté. Liverpool, ancienne cité portuaire, semble contrairement à Manchester avoir déjà pris le virage de sa redynamisation urbaine. La qualité du réaménagement de ces Docks en est une preuve réussie quand on y voit la fréquentation qu’ils occasionnent. Notre jugement de breton biaise peut-être un peu notre avis sur Liverpool, puisque nous  sommes de naissance plus habitué à la visite de ville de bord de mer que de ville industrielle. A chacun de faire son choix, mais le notre est fait Liverpool, c’est vraiment cool.

 

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