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L’île de Wight

L’île de Wight

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 23 Mai, 2016
  • Categorie:

Sur le bateau, on reçoit à notre grande surprise un message du président de Bruz Solidarité. Nous apprenons au cours de cet échange que son fils est actuellement chez son oncle, père abbé de l’abbaye de Quarr, se situant sur l’île de Wight. Sans aucune once d’hésitation, nous décidons que le lendemain nous reprendrons le ferry, pour visiter cette île du sud de l’Angleterre qui semble être un lieu de villégiature prisé.

Mais avant ça il faut trouver où dormir sur Portsmouth. Il est déjà 18H30, heure anglaise (19h30 en France) et nous venons de débarquer dans une ville où nous n’avons jamais mis les pieds. Cette ville est immense et vêtue de rouge brique. Les maisons y sont principalement individuelles provoquant ainsi des banlieues se rejoignant les unes aux autres. Où est donc passé la belle campagne anglaise ? La voiture y est reine et pour nous faciliter la vie, elle roule à gauche !! Certes il existe des pistes cyclables qui sont très bien indiquées mais rarement en site propre et trop souvent partagées avec les structures piétonnes rendant la moindre manœuvre laborieuse. Après la visite de nombreux lotissements où tout y est clos, nous avons planté la tente à Fareham au bord d’un parc public.

Le lendemain, après être allé de gare maritime internationale en base navale, nous avons fini par embarquer pour « the Isle of Wight ». Père JC : « Tu vois l’abbaye en arrivant sur l’île, le clocher rouge sur ta gauche! » Tant de précisions (et un brin de chance) nous ont permis d’arriver rapidement à l’abbaye. On avait beau s’y attendre mais apercevoir Ben dans un endroit pareil restera une situation incroyable. C’était bien la peine de pédaler autant.

Nous sommes restés 2 jours au monastère, partageant ainsi le quotidien de ses résidents. Une ambiance, un cadre, un rythme qui résonne bien avec le virage que nous voulons prendre et qui introduit parfaitement ce début de périple. Sur l’île, sorte de Corse anglaise, nous avons profité d’une météo superbe pour nous rendre à Sandown, au château de Carisbrooke et à « The needles ». La randonnée au bout de la pointe de l’île vaut le détour, tellement le paysage coupe le souffle. Des falaises calcaires recouvertes d’une lande érodée par les vents dont le plongeon abrupte dans une mer calme est le seul moyen trouvé par la nature d’arrêter ce tapis vert (l’homme y a malheureusement aussi placé une base militaire). Le retour est également grandiose puisqu’on peut apercevoir le reste de l’île avec sa campagne champêtre bordée de haies et parsemée de cottages et au fond la côte britannique.

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