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Helsinki, la fin des pays nordiques

Helsinki,

la fin des pays nordiques

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 28 Juil, 2017
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De la Finlande, nous avons choisi de parcourir la partie sud, où se concentre la majeure partie de la population du pays. C’est vers sa capitale, Helsinki, que nous nous dirigeons désormais. La rectiligne et ennuyeuse route 110 nous y mène certes directement mais ne nous laisse que trop rarement entrapercevoir entre deux voitures les champs de céréales délimités par les forêts de sapins et les nombreuses étendues d’eau de ce « pays aux 1000 lacs ».

Avant le retour dans la frénésie urbaine, le Parc National Nuuksio, à une trentaine de kilomètres de notre objectif, nous permet de nous ressourcer. Pratiqué en hiver pour sa petite station de ski, de laquelle nous apprécierons la vue sur le lac Pitkajarvi, ce sont ses nombreux chemins de randonnée qui attirent à cette période les férus de nature. Nous prenons nous aussi une journée, à pied, pour les parcourir. Les sentiers parfaitement balisés mènent de points de vue sur l’immense forêt aux bords des lacs qui la parsème, variant ainsi les plaisirs autant que les ambiances. Certains baroudeurs ont déjà la tente installée dans les zones à camping prévue à cet effet, nous nous contenterons d’un pique-nique avec vue sur le lac Musta et d’une dégustation de myrtilles sauvages, omniprésentes au pied des arbres. Une journée en pleine nature, chaussures au pied, change un peu de notre quotidien, avant de repartir sur les vélos vers la capitale finlandaise.

Helsinki, ce sera pour nous un séjour en deux parties, entrecoupé d’une semaine à Saint-Pétersbourg. Faute de pouvoir mettre les vélos dans les trains russes, et les ferrys étant complets, nous en profitons pour laisser nos montures en maintenance chez un cycliste, tandis que les sacoches resteront au chaud dans un box loué pour la semaine… A chaque problème, sa solution !

Outre ces aspects logistiques, qui nous auront fait découvrir un Helsinki beaucoup moins touristique, notre séjour aura été marqué par les trois grands édifices religieux du centre-ville. En premier lieu bien sûr, l’imposante cathédrale, en surplomb de la statue d’Alexandre II sur la place du Sénat. Malgré cette position, la grandeur de ses colonnes et la blancheur de sa façade, elle n’est visible qu’en mer ou des points hauts de la ville, invisible des rues étroites alentours.

L’intérieur est beaucoup moins impressionnant, bien que son orgue majestueux mérite qu’on tourne le dos à son modeste chœur. Elle dispose également d’une crypte, accessible par ascenseur, où se tenait une exposition de peintures lors de notre passage.

Uspenski, autre cathédrale, orthodoxe cette fois, n’a en commun que son implantation surélevé. Proche de notre auberge nous admirons à chacun de nos passage, sa coupole centrale, entourée de petites tourelles, surmontés de croix orthodoxes, l’ensemble bâti en briques rouges. Son intérieur, de taille modeste, est chargé, notamment des nombreux tableaux d’icônes religieuses ayant un rôle central dans ce culte. Le chœur, quant à lui, est comme toujours masqué derrière un iconostase, cloison décorée le séparant de la nef.

Enfin, l’église Temppeliaukio se démarque par sa forme circulaire et surtout le fait d’avoir été construite dans la roche. Ses murs sont donc de pierre, et sa coupole de cuivre laisse filtrer la lumière du jour. Le résultat est étonnant d’un point de vue architectural, mais l’intérêt de l’édifice ne réside que dans cette particularité, car l’intérieur, vaste volume recouvert d’un toit, n’apporte aucune surprise. L’acoustique étant paraît-il extraordinaire, seule la programmation d’un concert peut justifier l’achat du ticket d’entrée.

La place du marché constitue avec la place du Sénat le cœur d’Helsinki. Bien sûr, le marché qui s’y tient quotidiennement attire de nombreux touristes, mais elle est aussi remarquable pour son ouverture sur le Golfe de Finlande, à l’opposé de l’Hôtel de Ville, pour sa part assez quelconque. Dans son prolongement, le parc de l’Esplanade, pourtant petit, constitue l’un des carrefours de la ville, où il fait bon se montrer. Deux allées de parterres, bordée de bancs toujours occupés se rejoignent en son centre où trône une fontaine.

Autre bâtiment notable du centre-ville, la gare, dont la tour de l’horloge au sommet vert et les deux paires de statues tenant des globes lumineux en font son attrait.

Il faut ensuite s’éloigner du centre-ville pour découvrir les quais du port du sud d’Helsinki, autant d’activités industrielles, de croisière ou de plaisance. Les ambiances y sont donc diverses, notre préférence allant au point de vue du parc Ursininkallio, accessible par un petit escalier taillé à même la roche, relativement éloigné des dernières opérations immobilières sortant de terre.

Autre quartier prisé, cette fois au nord de la ville, la place moderne formée par la maison de la musique et le musée national se faisant face est bien aménagée, incitant à s’y installer pour profiter du soleil. Le lac Töölönlahty attenant attire quand à lui les familles, joggeurs ou amateurs de paddle.

On ne peut visiter Helsinki sans prendre le bateau vers la forteresse Suommenlina, construite sur huit îles partiellement reliées et classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco pour son architecture défensive. Successivement suédoise, russe puis finlandaise, son rôle militaire est aujourd’hui faible, mais son attrait touristique important.

Quelques centaines d’habitants y résident de manière permanente, la ville ayant choisi d’en faire un quartier à part entière, notamment en facilitant le transport vers le reste de la ville. Il est effectivement très agréable de se promener d’île en île, découvrant les murs fortifiés, l’immense cale sèche, l’église Iso-Mustasaari, les canons ou encore la porte du roi donnant sur la mer. Nous y passons une après-midi ensoleillée, avec un passage au musée pour une explication plus détaillée de l’histoire du site et de sa valeur architecturale.

Helsinki est une petite capitale portuaire, offrant la possibilité de se rendre à Tallinn ou à Saint-Pétersbourg aisément. C’est ce que nous avons fait, mais il ne faut pas pour autant négliger ses atouts : les places du Sénat et du Marché, les très belles églises ainsi que la gare. Pour les amateurs de nature, les parcs en ville sont assez petits, mais le Parc National Nuuksio, la forteresse Suommenlina ou la mer omniprésente offrent des possibilités d’évasion d’un centre-ville un peu dense.

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