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Le Gâtinais, ça nous plaît !

Le Gâtinais, ça nous plaît !

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 13 Jan, 2017
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Bien repus et contents d’avoir partagé ces moments conviviaux que sont les fêtes de fin d’année chez nous, il est désormais temps d’éliminer les excès. Nous retrouvons nos vélos et passons une dernière journée en compagnie de nos hôtes Lilia, Nicolas et Alicia (entre parties de Citadelle, Aventuriers du Rail, préparation des sacoches et mécanique vélo), avant de repartir en empruntant le canal d’Orléans.

La pluie est au rendez-vous, n’améliorant pas les conditions déjà difficiles d’un canal endommagé par les inondations du mois de juin. Gentiment réveillés par les employés des services techniques parce que nous campions au bord d’un terrain de foot qu’ils devaient tondre, nous suivons leur conseil d’itinéraire pour rejoindre le canal. Nous nous cassons le nez devant l’entrée de l’arboretum d’Ingrannes, avant de pique-niquer au soleil.

En repartant, nous constatons un problème de suspension sur le vélo de Ronan, que nous ne pouvons résoudre sur le moment avec notre maigre outillage. La journée se terminera à proximité du château de Combreux, propriété de la châtelaine de la Rochefoucauld, aux multiples tours en briques rouges et aux douves toujours remplies d’eau.

Première grande ville depuis Orléans : Montargis, baptisée « la petite Venise du Gâtinais ». Effectivement, nous constatons rapidement que la ville est traversée par de nombreux cours d’eaux, le Loing, le Puiseaux, le Vernisson et le canal de Briare. Les ponts y sont donc à profusion, de toutes tailles et de tous styles, nous garderons un joli souvenir de la passerelle Victor Hugo construite par les ateliers Eiffel. Attiré par le château dominant la ville, nous nous y rendons mais ne pourrons le visiter puisqu’il est aujourd’hui un lycée. Nous redescendons vers le centre-ville pour pénétrer dans l’église où nous sommes subjugués par ses vitraux. Nous ne pouvions quitter la ville sans goûter les célèbres praslines de Montargis, vendues notamment dans l’historique boutique Mazet. Nous dormons à la sortie de la ville, aux abords d’un pigeonnier.

Le lendemain, la pluie s’invite de nouveau et nous force à jongler entre les averses. Nous posons rapidement le camp, motivés par la possibilité de prendre une douche chaude dans les vestiaires ouverts d’un complexe sportif. Une tempête approche, rendant la soirée folklorique, entre envol des assiettes, chute des vélos, déluge de pluie et début d’inondation dans la tente.

Cela ne nous empêchera pas de visiter Nemours le jour suivant en faisant un rapide tour du centre, la ville étant assez petite. Nous découvrons tout de même son église récemment restaurée après les inondations du printemps, sa fontaine de Chantréauville construite par un artiste local, qui est également un des fondateurs du musée dans le château de la ville. Ce dernier abrite en ce moment une exposition nommée « Au féminin », représentant la femme sous ses aspects les plus divers.

Après de rapides courses, nous sommes de nouveau surpris par la pluie et nous engageons sur le premier chemin venu en bord d’autoroute pour trouver au plus vite un endroit où camper. Chanceux, nous tombons nez à nez avec José, forain sédentaire nous proposant une de ses cabanes de chantier chauffée pour passer la nuit. Il n’a pas dû imaginer à quel point son café chaud et cet abri sommaire tombaient à point nommé, permettant notamment de sécher les affaires mouillées de la veille !

Grand soleil dès le matin, nous remercions José et sa femme puis continuons notre route. Petite pause à la boulangerie de Fromonville, où la queue s’allonge derrière nous pendant que les commerçants nous interrogent sur notre voyage. Nous ne pouvons résister à sa brioche, que nous entamons lors du pique-nique à côté du Musée du Vélo, malheureusement fermé pour cause d’inondations. Après une première averse de neige, nous traversons la jolie ville de Moret-sur-Loing et posons le campement dans la forêt de Fontainebleau, avec pour intention de visiter le château le lendemain.

Nous entrons dans les jardins à la Française du château de Fontainebleau en fin de matinée, et prenons deux tickets pour la visite guidée de l’après-midi. Le guide, génialissime, nous fait découvrir les différents rois et aménagements de chacun, ponctué d’anecdotes historiques et de touches d’humour. Il est notamment le lieu de résidence de François Ier, Henri IV, dit le Bâtisseur, et Napoléon. Les différentes ailes du château se ramifient autour de son donjon central médiéval, faisant de lui le troisième plus grand château de France, après Versailles et Le Louvre. Étant impossible de décrire l’ensemble d’un tel château en quelques lignes, nous ne pouvons que vous en conseiller la visite, en particulier pour la galerie François Ier, la Salle de Bal, son célèbre escalier en fer à cheval, et la confidentielle Galerie des Cerfs. Il faut retenir que l’importance de ce château réside dans sa situation géographique, proche de Paris mais pas trop : ses forêts riches en gibier en font la résidence de chasse par excellence, tout en pouvant rejoindre rapidement la capitale en cas d’urgence. Au fil du temps, cet attrait pour le château amène un développement artistique conséquent, où chaque souverain ajoute sa touche propre pour satisfaire la cour qui le suit. Il devient alors symbole d’autorité royale, alors qu’aucune décision politique ne s’y prend.

En traversant cette partie de la France, nous ne soupçonnions pas la présence d’un tel patrimoine. Nous avons été agréablement surpris par le charme des petits villages bordant les canaux que nous avons suivis, et les villes de Montargis et Nemours ne sont pas en reste. Le château de Fontainebleau, quant à lui, est fidèle à sa réputation, mais nous ne pouvons que conseiller la visite guidée pour ne pas se perdre dans cette immensité physique et historique.

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