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D’Utrecht à Het Loo, par la Haute Veluwe

D’Utrecht à Het Loo, par la Haute Veluwe

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 24 Fév, 2017
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Le séjour dans la capitale terminé, nous retrouvons avec plaisir les vélos laissés depuis trois jours à l’auberge de jeunesse. Le cap plein Nord, en direction des pays scandinaves, est interrompu le temps de contourner l’Ijsselmeer, en passant par Utrecht. Malheureusement la pluie s’invite pour notre entrée dans la ville, mais nous arrivons de mieux en mieux à voir le positif de tout événement : ces mauvaises conditions nous conduisent à la rencontre de Bart, jeune professeur, qui gentiment nous invite chez lui. Quoi de mieux en effet, qu’une sympathique rencontre, un café chaud , une douche encore plus chaude et des conseils pour entamer notre visite ?

C’est guidés par la silhouette de la DomToren, que nous pénétrons dans le centre-ville. Ce clocher, le plus haut du pays, s’élève à 120 mètres. Notre guide ne pourra nous emmener qu’à 70 mètres, la tempête limitant notre ascension pour des raisons de sécurité que nous comprenons facilement lorsque nous ressentons l’oscillation de la tour. Cela ne nous empêchera pas d’admirer le tambour actionner le carillon, ni d’apprécier la vue plongeante sur Utrecht.

Revenus sur la terre ferme, nous esquivons les averses, les bourrasques et les vélos renversés par le vent, pour découvrir le jardin de la tour, l’université et le quartier des musées. Surprenant, les canaux sont profonds et ne sont pas au même niveau que les rues, contrairement aux autres villes néerlandaises. De ce fait, des escaliers mènent à des quais en contrebas qui hébergent des boutiques d’artisans, des cafés et des restaurants dont les terrasses doivent être fort agréables à l’arrivée des beaux jours. La bière en terrasse ne sera pas pour nous aujourd’hui.

Le lendemain, nous découvrons qu’une ville nommée Austerlitz n’est pas très loin. Après être passés près de Waterloo, pourquoi ne pas se rendre sur un autre site napoléonien. Erreur !! Ce n’est pas le bon Austerlitz, qui lui se trouve en République Tchèque. Un peu honteux, nous découvrons quand même que l’empereur y a laissé sa trace. En effet, le 17 août 1806, Louis Bonaparte, nouveau roi de Hollande fonde officiellement la ville en l’honneur de la victoire de son frère Napoléon. Une pyramide y avait été érigée afin de combattre l’ennui de troupes, restées en garnison.

Le tour du Randstad terminé, c’est la campagne des Pays-Bas qui s’offre désormais à nous. Une journée le long du Rhin inférieur, puis la traversée de la très verte Arnhem nous amène au Parc National de Haute Veluwe. Celui-ci s’étend sur 5500 hectares, alternant des paysages de forêt de conifères, de landes et de dunes, où s’épanouit une faune variée. Dix kilomètres de vélos seront nécessaires pour arriver en son coeur !

L’entrée dans le parc inclut le musée Kroller-Muller ainsi que son jardin de sculptures. Profitant d’une accalmie, nous commençons par les sculptures, de toutes tailles, des plus simples au plus élaborées, joliment intégrées ou tranchant avec le cadre naturel. Malheureusement, plusieurs œuvres sont abîmées ou en travaux, notamment du fait des intempéries des derniers jours.

A l’intérieur du musée, de très nombreuses œuvres sont exposées. On y retrouve des sculptures, dont une superbe chouette de Picasso, des peintures de Cézanne, Monnet, Pisarro et le désormais inévitable Mondriaan. La collection de Van Gogh y est très impressionnante, dans le style caractéristique qu’on lui connaît, mais aussi des œuvres et planches de ses débuts, plus sombres. Seule la visite au pas de course mettra un bémol à cette journée. Deux jours seraient nécessaires pour profiter pleinement du parc, du jardin, du musée et du relais de chasse que nous apercevons en partant.

Le lendemain, nouvelle étape clé aux Pays-Bas, le palais d’Het Loo. Les anciennes écuries, tout d’abord, abritent les carrosses et véhicules royaux de différentes époques. Une exposition bien menée, dans un bâtiment superbe.

Un peu plus loin, nous pénétrons dans le palais lui-même. L’audio-guide en français nous accompagnera tout au long de la découverte des chambres du roi et de la reine, leurs cabinets de toilettes, les nombreux salons, la bibliothèque, la galerie de peintures et de nombreuses autres pièces. Au sous-sol, nous y admirons la grotte, mais ne pouvons voir la cuisine en bleu de Delft pour cause de travaux : dommage !

Les jardins à la française, que nous avons aperçus par les fenêtres du palais, méritent le détour. Plusieurs points de vue permettent d’apprécier les jardins personnels du roi et de la reine qui y accédaient par une magnifique grille recouverte d’or, les globes terrestres et célestes, les fontaines et les motifs des dix parterres. Nous ne pouvons que recommander cette visite, il est facile d’y passer la journée tant il y a à faire. Elle se termine en beauté pour nous, par la rencontre de notre « Warmshoweuse » qui sans que nous le sachions possède une certaine notoriété dans le monde des cyclo-voyageurs avec ses 93 000 kilomètres à travers le monde. C’est plein d’admiration que nous passons une agréable soirée en sa compagnie et celle de sa fille à discuter matériels techniques et destination de rêve.

Utrecht marque la fin de la partie très urbanisée des Pays-Bas, ponctuées d’agréables journées et de visites variées, nous avons tout de même été contents de retrouver un peu de nature lors de nos journée de route, et un peu de forêt lors de nos campements. Nous avons été généreusement servis, avec un week-end où nous enchaînons le Parc National de Haute Veluwe, puis le Palais d’Het Loo et ses jardins.

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