Menu de navigation
De Jelling à Aarhus, du Danois préhistorique au Danois moderne

De Jelling à Aarhus,
du Danois préhistorique
au Danois moderne

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 22 Avr, 2017
  • Categorie:

Les va-et-vient à travers l’histoire danoise se poursuivent. Nous repartons à la préhistoire au Moesgaard Museum, avant de revenir à l’époque Viking à Jelling, sans oublier la période moderne, de la vieille ville d’Aarhus à son quartier alternatif et son musée d’Art Moderne.

Jelling, aujourd’hui petite ville par sa taille et son influence, fut au Xème siècle un des sièges de la royauté viking, choisie pour sa situation géographique entre Aarhus et Ribe, deux ports stratégiques. Là-bas, nous y découvrons les deux pierres runiques qui y ont été mis à jour et qui sont à l’origine de l’actuel attrait touristique de la ville. Elles sont étrangement exposées au sein du petit cimetière de sa contemporaine chapelle. Celle-ci est masquée derrière les deux tumuli qui l’entourent et dont les fouilles ont permis de découvrir de nombreux objets vikings exposés dans le gratuit et avoisinant musée « Jelling Royal ».

Nous y passons plus de deux heures, apprenant le quotidien de ce peuple, leurs loisirs (une bonne heure a été consacrée à jouer au Hnefatafl), leurs croyances et leur artisanat pendant les règnes de Gorm le Vieux et d’Harald à la Dent Bleue. La visite de ce musée permet aussi de mesurer l’importance des pierres de Jelling : il s’agit des plus anciennes preuves de la constitution du royaume du Danemark par sa mention en écriture runique pour l’une, et de la christianisation des Vikings par sa représentation du Christ pour l’autre.

Nous abreuverons notre soif de curiosité sur cette même époque en parcourant le petit musée Viking d’Aarhus, qui n’est autre que l’exposition gratuite des vestiges trouvées lors du chantier de construction de la banque Nordea. Les armes et bijoux y cohabitent avec les squelettes et vestiges d’habitations, agréablement complétés par des panneaux explicatifs. Sa position en plein centre-ville nous permet d’enchaîner sur la visite de l’immense cathédrale remarquable notamment par les fines sculptures de sa chaire en bois et l’imposante et très bien conservée fresque du transept, datant du XVème siècle.

Nous poursuivons par les bâtiments emblématiques que sont l’église Notre-Dame, malheureusement fermée, l’Hôtel de Ville dont nous ne verrons que la façade, et seulement les abords de la Vieille Ville car sa traversée est restreinte, son accès payant et ses bâtisses semblables à celles du Den Finske Landsby d’Odense. A l’inverse, nous admirons dans les moindres recoins le Jardin Botanique, et parcourons de long en large et parfois à plusieurs reprises le quartier Latin et l’Aboulevarden, dont les terrasses des bars, cafés et restaurants donnent sur un charmant canal et sont envahis sous les premiers rayons de soleil.

Retour à l’histoire du Danemark, en remontant cette fois plus loin que l’ère Viking au Moesgaard Museum. Ce bâtiment semi-enterré à l’architecture ultra-moderne apparaît au milieu d’une clairière de la charmante forêt côtière de Marselisborg. Ne faites pas comme nous, prévoyez votre journée complète pour profiter pleinement de l’incroyable richesse de ses gigantesques espaces d’exposition vous transportant de la préhistoire à l’époque viking, en passant par les incursions romaines.

Nous retiendrons particulièrement la capacité des tourbières à arrêter le temps, permettant de contempler aujourd’hui les éléments de sacrifices tels que les nombreuses armes issus d’une bataille sanglante, ou encore des corps humains comme celui de l’homme de Grauballe, dont nous n’avons vu que le film explicatif..mais où donc était-il ?

Comme (mal!) prévu, nous abrégeons un peu tôt notre visite pour rejoindre le musée Aros, qui nous ramène cette fois à une époque plus récente. Au pas de course, nous jetons un trop bref coup d’oeil aux œuvres exposées de l’âge d’or danois et de l’époque moderne et contemporaine. Nos appétences personnelles nous ont tout de même amenées à temporiser devant l’exposition « The Garden », mêlant tableaux de paysages et représentations diverses sur les thèmes de la nature, des jardins et de l’agronomie.

Le panorama arc-en-ciel, donnant au bâtiment extérieur un style très particulier, mérite également l’ascension pour la vue colorée qu’il offre sur la ville. D’en haut, nous apercevons le quartier alternatif Godsbanen, pendant un peu moins à la marge au quartier Cristiana de Copenhague, qui nous avait accueilli lors de notre entrée dans Aarhus.

Quittant la dernière grande ville du Danemark, nous profitons de l’offre gastronomique conséquente pour nous offrir notre habituel repas traditionnel. Le très bon Raadhuus Kafeen nous sert ainsi un pantagruélique menu composé de hareng cru et frit, de crevettes et de saumon, l’ensemble accompagné de sauces diverses et à disposer sur du pain, puis une pièce de bœuf et ses Asian, ainsi qu’un fromage affiné étonnamment arrosé d’un rhum vieux et associé à un bouillon gélifié. Nous accompagnons ce repas d’une bière danoise, dont la réputation nous paraît quelque peu galvaudée, surtout après avoir traversé la Belgique quelques mois auparavant.

Scroll Up