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Chaumières, polders et frontière !

Chaumières, polders et frontière !

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 3 Mar, 2017
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Après un week-end dense en visites, nous voilà de retour sur les routes, avec pour objectif le passage de la frontière avec l’Allemagne. Pour cela, la traversée de la partie nord-est des Pays-Bas est inévitable, nous permettant de découvrir une nouvelle facette du pays.

Entre beaux rayons de soleil et nuages poussés par le vent, plusieurs villes de taille moyenne s’offrent à nous. Une demi-journée nous permet dans chacune d’entre elles d’admirer leur hôtel de ville, leur porte, vestige d’anciennes fortifications, leur église et leur Waag, bâtiment méconnu jusque là pour nous et qui est en fait la pesée publique. Ces trois bâtiments récurrents marqueront ainsi les villes de Deventer, Zwolle et Kampen.

Curieux, nous décidons de poursuivre en traversant les polders, territoires gagnés sur la mer. Une météo mitigée n’aidera pas à apprécier ces paysages plats, ces nombreux canaux, ces villes d’architecture post-guerre et surtout ces champs à nu et vierges de cultures lors de notre passage . Malgré le faible intérêt touristique que nous y avons trouvé, confirmé par l’absence de recommandation du guide et des habitants rencontrés, la province du Flevoland participe à l’image que nous garderons des Pays-Bas : un combat mené par le pays contre l’eau dont ces régions sont si symboliques.

A la sortie du polder nord-est, deux belles surprises nous attendent : Blokzijl, et son joli petit port lié à son ancienne activité de pêche, puis Giethoorn. Cette ville attire des touristes du monde entier, même au mois de mars, qui viennent admirer les nombreux ponts sur les canaux menant à de superbes chaumières. La vue d’une poissonnerie ouverte dans ce village est trop belle, nous ne résistons pas à l’envie de goûter les célèbres harengs crus et les poissons frits néerlandais.

Ravis d’avoir ainsi pu goûter un plat typique avant de changer de pays, nous continuons notre route vers Leeuwarden, non sans subir une averse préjudiciable pour nos matelas dans la nuit. Qu’à cela ne tienne, le soleil du lendemain permettra de les faire sécher, et d’admirer les bâtiments devenus habituels que sont l’hôtel de ville et le Waag. Curiosité de la ville, sa tour Oldehove, particulièrement inclinée, et dont la construction a été interrompue au deuxième niveau suite à un affaissement de terrain, et ce malgré tous les efforts de l’architecte de l’époque pour tenter de compenser l’inclinaison.

Notre découverte des Pays-Bas touche à sa fin, mais comme en Belgique, nous ne voulons pas partir sans avoir une vision, même partielle, du littoral nord du pays. Cette fois, le front de mer n’est pas urbanisé, la limite terre-mer y est même difficilement perceptible. La côte est constituée de marécages et de sables mouvants, résultat du retour de la mer sur d’anciens polders. La piste cyclable étant située derrière la digue nécessaire à l’enrayement du phénomène, nous ne pourrons apprécier que de trop rares points de vue à son sommet.

Peu enthousiasmés par ce littoral, nous le quittons pour rejoindre Groninge, dernière grande ville avant l’Allemagne. Très étudiante, celle-ci est extrêmement dynamique, les vélos y sont particulièrement nombreux, et nous posons les nôtres pour parcourir le centre-ville. Les points d’intérêt sont concentrés entre l’inévitable hôtel de ville, la Martinikerk et la place qui la borde, dont le très beau Provincehuis fait partie. Encore une fois, le Waag, conservé malgré la disparition de sa fonction et auquel une verrière moderne a été ajouté, mérite le coup d’oeil.

Chose faite, nous pouvons quitter les Pays-Bas, après avoir été hébergé par Jesse et sa famille, qui mettent un beau point final à notre séjour néerlandais en nous préparant un dîner typique, un écrasé de betterave, pomme de terre et fromage.

Après une première partie de territoire très urbanisée et très dense, notre trajet nous mène dans la partie est des Pays-Bas, où la campagne y a une place importante. Les polders notamment reflètent le manque de terres agricoles cultivables du pays, et bien que n’étant pas des destinations touristiques à proprement parler, ils semblent pour nous incontournables pour qui souhaite avoir une vision globale et complète des Pays-Bas.

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