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Bouquet final, la capitale

Bouquet final,
la capitale

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 17 Mai, 2017
  • Categorie:

Une dernière ascension et une vue sur le Tyrifjorden marque la fin des paysages naturels norvégiens. La piste cyclable suit la voie ferrée pour nous mener au centre-ville d’Oslo en passant par son port. C’est en prenant nos quartiers à l’auberge que nous rencontrons Alex, cycliste de Nouvelle-Calédonie souhaitant se rendre au cap Nord, avec qui nous passerons une partie de notre séjour.

C’est donc en sa compagnie, sous une pluie éparse, que nous faisons un tour d’Oslo. Parmi les bâtiments emblématiques, l’Opéra semble surgir de l’eau tel un vaisseau futuriste dont l’ascension du toit doit habituellement offrir une vue lointaine sur la ville et sa baie. La blancheur de ce bâtiment contraste avec la façade austère de l’Hôtel de Ville et ses deux imposantes tours jumelles encadrant l’entrée, malheureusement fermée. Deux places donnent sur l’édifice, l’une sur le port, l’autre sur la ville, sans que nous puissions définir laquelle est la principale.

La forteresse et le château qu’elle abrite ne sont pas en reste, dernier témoin historique au milieu des constructions récentes et chantiers en cours. C’est dans l’un de ces quartiers, en pleine rénovation urbaine, que nous déambulerons en observant l’agencement et l’architecture modernes des façades d’une de ces ambitieuses opérations immobilières.

A l’inverse, la taille et l’emplacement de la cathédrale ne participent pas à la mettre en valeur, à tel point que nous pensions être devant une simple église. La faible décoration de son intérieur ne fait que confirmer cette sensation. Nous avons été plus impressionnés par l’architecture extérieure de l’église Trefoldighethkirken. Entre ces deux lieux religieux, nous avons aperçu le Théâtre National d’Oslo et le Parlement de Norvège, de part et d’autre de la même place, la Bourse, ainsi que le Palais Royal.

Nous passerons plus de temps dans ses jardins qu’à observer sa façade rectangulaire jaune, coupée par les colonnes de son entrée inspirée des temples greco-romains. La pluie battante mettra fin à notre tour des espaces verts, qui se poursuivait pourtant avec le célèbre Parc de Vigeland et ces étranges sculptures.

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Le lendemain, nous profitons d’être le 17 mai, jour de la constitution pour admirer la parade officielle se rendant au palais saluer la famille royal présente au balcon pour l’occasion. Il fut difficile de la suivre tellement les norvégiens pour beaucoup en tenues traditionnelles étaient venus en nombre. Drapeaux et pâtisseries typiques étaient de sortie.

Notre passage à la capitale se terminera par la visite de la Galerie Nationale où nous avons pu observer les œuvres d’artistes Norvégiens de renom tel que Johan-Christian Dahl, Adolph Tidemand ou Hans Gude, sans oublier le plus célèbre d’entre tous : Edvard Munch dont nous avons eu la chance d’admirer ces œuvres telles que le Cri ou la Danse de la vie. Enfin, une énième ascension dans le quartier d’HolmenKollen nous mène au tremplin olympique de saut à ski.

La brume se dissipe à point nommé pour nous dévoiler la silhouette élancée de la structure et la vertigineuse pente qu’affrontent les intrépides professionnels de la discipline.

La fin de notre séjour à Oslo marque également celle de notre passage en Norvège. Les seuls paysages urbains auront été ceux de l’entrée et de la sortie du pays, tandis que le coeur de notre parcours s’est fait à travers des territoires peu peuplés offrant la place à d’incroyables paysages naturels. Les quelques galères n’auront eu pour conséquences que de nous détourner de l’itinéraire escompté, élargissant ainsi notre exploration des espaces démesurés qu’offre la particulière géographie norvégienne.

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