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La Hollande : non, les Pays-Bas !

La Hollande : non, les Pays-Bas !

  • Auteur: Gaël et Ronan
  • Date: 13 Fév, 2017
  • Categorie:

Longer la côte de la mer du Nord nous amène obligatoirement à changer de pays : nous entrons donc aux Pays-Bas, par la province de Zeeland, sans même un panneau nous l’indiquant. Nous sommes par contre chaleureusement accueillis par la neige, qui fait son apparition en soirée.

Nous entamons ainsi notre découverte du littoral néerlandais, où l’urbanisation est pour le moment bien moins importante qu’en Belgique. Les plages de sable se prolongent par de la bruyère, créant une zone sauvage entre la mer et les premières constructions. Pas de baignade cependant, le vent est un peu fort, et la neige a décidé de prolonger son passage toute la journée. Qu’importe, nous embarquons sur le ferry nous menant à Vlissingen, première île des Zeeland.

Suivant toujours les Knooppunts, nous traversons le port et la marina de cette petite ville, croisons notre premier moulin néerlandais et profitons ensuite d’un bord de mer toujours naturel. La neige s’arrête, nous aussi ! Le lendemain, une première digue nous permet d’accéder à la deuxième île des Zeeland, mais c’est le passage vers la troisième île qui retient notre attention. Pour y accéder, nous roulons sur un immense barrage, construit sur l’Escaut oriental.

Celui-ci est composé de 65 piliers, permettant de fermer 62 portes en cas de tempête, évitant ainsi d’inonder les terres en aval. Cette construction n’est pas incroyable esthétiquement, mais on ne peut nier la prouesse technique de l’ouvrage, qui symbolise la lutte d’un pays dont 25 % des terres sont sous le niveau de la mer.

Cette traversée nous mène dans le parc domanial Bossen, où nous serpentons au milieu des dunes, alternant entre des paysages de bruyères et de pins, entrecoupés de petites mares. L’endroit est superbe, d’autant que le soleil a décidé de nous accorder quelques-uns de ses rayons. Nous traversons une troisième digue dans la journée, puis une dernière le lendemain pour rejoindre le « continent ». Nous avons en effet prévu d’être hébergés à Rhoon, chez Martine, qui loge dans des bureaux en attente d’être loués.

Après s’être remis d’aplomb avec un bon repas, typiquement Dutch soi-disant, une douche, une lessive et une nuit au chaud, nous voilà partis en direction de Kinderdijk, à l’ouest de Rotterdam. On y trouve en effet un site classé patrimoine mondiale de l’Unesco et dont les 19 moulins ont été construits au XVIIIème siècle pour contrôler le niveau d’eau de cette zone. Ceux-ci sont pour la plupart toujours habités mais plus en activité, remplacés par une usine de pompage moderne. Nous profitons du beau soleil et de l’aménagement piétons-vélos pour y pique-niquer.

Pour rejoindre Rotterdam, nous prenons une navette fluviale, qui nous dépose au sud-ouest de la ville. La nuit approchant, nous roulons à travers le quartier moderne et ses nombreux building, puis empruntons le pont Erasmus. N’ayant pas prévu rester dormir à Rotterdam, nous cherchons à rejoindre la campagne, avec l’image sûrement réductrice (bien que confortée par les avis locaux et notre guide) d’une ville moderne ayant peu d’histoire. Nous trouvons difficilement où camper, nous ne sommes pas pour rien dans le pays le plus dense d’Europe.

Nous poursuivons notre découverte des Pays-Bas avec la ville de Delft, dont nous découvrons rapidement qu’elle est réputée pour sa faïence et son « bleu de Delft ». Nous déposons les vélos devant l’église Maria Van Jesse, et rejoignons la place centrale. Nous y admirons d’un côté l’hôtel de ville, juxtaposition d’un bâtiment du XVIIème au donjon du XIIIème ; et de l’autre la deuxième plus haute tour du pays, le clocher de la Nieuwe Kerk. Nous souhaitions la gravir, pour une fois que le temps est clair, mais malheureusement la restauration de l’église ne nous le permettra pas.

Un peu plus loin, nous apercevons l’ancienne église puis longeons les canaux qui nous mènent jusqu’à l’Oostpoort. Nous déjeunons au pied de cette ancienne entrée flanquée de ses deux tourelles, autre vestige de l’époque médiévale, avant de rejoindre le centre Vermeer. On y observe uniquement des copies, mais l’intérêt de cette visite est ailleurs : le but est de montrer sa méthode de travail, en particulier son traitement caractéristique de la lumière résultant entre autres de son utilisation des pigments.

Ses maîtres supposés sont cités, sa chambre noire reproduite, et un tableau au mur est décomposé pour expliquer la perspective. Des clés de lectures des allégories de la romance sont également à découvrir dans ce centre où la visite, rythmée et équilibrée, mérite l’arrêt dans la ville natale du peintre.

Cette entrée aux Pays-Bas nous plonge rapidement dans sa culture, entre moulins, peintres du golden age et dégustation de fromage. Seule la neige aurait pu s’abstenir, bien qu’en grands enfants, nous avons su nous en amuser.

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