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Irlande du Nord

Titanic Belfast

Posté par sur 17 h 16 min dans Lieu visité Irlande du nord | Aucun commentaire

Titanic Belfast

Pour trouver le Titanic Belfast, musée dédié au célèbre paquebot, il faut se rendre sur l’île de la Reine, zone asséchée au milieu du XIXème siècle. Les chantiers Harland&Wolff ont alors pu s’y installer, avec les docks et les cales adaptées aux paquebots Olympic et Titanic.

Le bâtiment du musée

Avec le déclin des chantiers navals de Belfast, cette zone, devient désaffectée. Rebaptisée Titanic Quarter en 2001, des projets de construction d’hôtel, parc de divertissement, musée du patrimoine et de la science maritime voient le jour. En 2005, les plans du musée sont dévoilés, et le Titanic Belfast ouvre en 2012, pour le centenaire de la tragédie.

A l’extérieur, une plaque en acier de 2,5 centimètres d’épaisseur, identique à celles utilisées pour le paquebot, a été taillée pour écrire le mot « Titanic », long de 12 mètres et haut de 3 mètres.

Le bâtiment du musée en lui-même vaut le détour pour sa structure. L’architecte Eric Kuhne lui a donné la forme de la proue d’un bateau, avec un rappel de la forme d’un iceberg. Il mesure 38 mètres de haut, comme le Titanic, et ses huit étages sont agencés comme ceux du paquebot. A l’intérieur, le volume de l’atrium central ouvert sur quatre étages est semblable à celui de la salle des machines du bateau. Au total, ce sont 12 000 mètres carrés qui sont consacrés à la mémoire du Titanic.

Belfast en plein essor

Le Titanic Belfast a la richesse de ne pas présenter simplement le bateau, mais permet une compréhension de l’histoire de la capitale et facilite ainsi la lecture du paysage urbain.

Une des premières galeries est donc consacrée à l’essor économique de Belfast au XIXème siècle. La grande famine de 1840 passée, les gens affluent vers la capitale pour trouver du travail, permettant la prospérité de la ville. Durant la deuxième moitié du XIXème siècle, la ville passera de 87 000 à 350 000 habitants.

La principale force de Belfast est le lin. L’Irlande du Nord est le premier pays mondial en termes de production et d’exportation du lin à cette époque : le fleuve Lagan fournit l’énergie nécessaire au fonctionnement des machines, tandis que l’ouverture sur la mer permet l’importation de matières premières et l’exportation.

En 1900, 65 000 personnes travaillaient dans la filature du lin en Irlande, dont des enfants. Les conditions y sont difficiles et les salaires peu élevés.

Ce dynamisme économique profite à d’autres secteurs, comme la corderie, la fabrication de ventilateurs, l’ingénierie textile pour fabriquer les machines, le commerce du tabac, la fabrication d’objets en fonte de luxe ou encore le whiskey.

Le transport maritime implique également des dockers. En 1907, ils sont environ 6 000 à charger et décharger manuellement ou avec des grues les paquebots, travaillant 68h/semaine. Les salaires sont faibles, les risques d’accident élevés, et l’emploi varie selon les hausses et baisses d’activité.

L’entreprise Harland&Wolff voit le jour en 1861 et est spécialisé dans la construction de navires de haute qualité. Elle emploie jusqu’à 10 000 personnes en 1900. Pour construire les navires de la classe Olympic, des nouveaux portiques sont fabriqués, larges de 82 mètres, haut de 69 mètres et long de 256 mètres.

La construction du Titanic

Une seconde galerie est dédiée à la construction du Titanic à proprement parler.

Le chantier débute le 31 mars 1909, avec dans un premier temps la quille, qui mesure 1,82 mètres de haut. Ensuite, les charpentes en acier sont montées et assemblées avec des rivets. Ces deux étapes sont terminées le 6 avril 1910.

L’étape suivante est la mise en place des plaques d’acier qui forment la peau étanche du navire, également maintenus à l’aide de rivets. Au total, ce seront près de 3 millions de rivets qui seront utilisés sur le Titanic. Leur qualité est d’ailleurs pointée du doigt aujourd’hui pour expliquer le naufrage.

Ensuite vient le cloisonnement de la coque en 16 compartiments étanches, le paquebot étant conçu pour ne pas couler avec jusqu’à 4 compartiments inondés.

Une autre étape est le pontage, dix ponts existant au total, dont huit pour les passagers.

Le gouvernail, fait de six parties boulonnées ensemble, a été montée à la fin, derrière l’hélice centrale, et entraîné par deux moteurs.

Lancement du Titanic

Avant l’aménagement du paquebot, le Titanic est lancé pour la première fois le 31 mai 1911, sous les yeux de 100 000 personnes amassées sur les rives du Lagan. Il est ramené pour son armement, car il ne s’agit alors que d’une coquille vide.

Armement du Titanic

Il faudra 10 mois et 3000 hommes pour s’occuper du reste des travaux. Trois hélices énormes sont installées à la poupe, les deux latérales mesurant 6,7 mètres de diamètre et la centrale 5 mètres de diamètre.

Les quatre cheminées sont montées, trois seulement servant à l’évacuation des gaz de combustion, la dernière étant utilisée pour la ventilation. Elles mesuraient chacune 8 mètres de large.

Au sous-sol, ce sont six salles des machines contenant 29 chaudières qui auront pour rôle de propulser le paquebot.

De nombreux équipements de communication sont embarqués, dont un télégraphe portant jusqu’à 1600 kilomètres, des fusées, des téléphones et des lampes électriques permettant de communiquer en morse. Il est également prévu pour transporter 3 635 sacs postaux, chacun contenant 2 000 lettres !

Dans cette galerie, on peut admirer la reconstitution en taille réelle des différentes cabines, trois classes existant. Les cabines de première classe sont dignes des meilleurs hôtels de l’époque, et même les cabines de troisième classe restaient mieux que celles des autres navires de l’époque possédant généralement un grand dortoir. Les passagers les plus riches disposaient d’un restaurant, d’équipement de sport, de loisir, de 3 pianos… En deuxième classe, on trouvait une salle à manger, un pont accessible, un fumoir, deux pianos et une bibliothèque. La troisième classe était plus rudimentaire, avec une salle à manger, un fumoir et une salle générale avec un piano.

Pour nourrir les 3500 personnes à bord, l’équipage disposait de vaisselle en porcelaine, de zone de stockage alimentaire, d’aires de préparation et de plusieurs cuisines.

La lessive ne pouvant être faite à bord, on trouvait également près de 10 000 torchons, 18 000 draps et 45 000 serviettes de tables !

Le voyage inaugural

Le Titanic prêt à partir, une galerie expose le voyage inaugural du paquebot. Parti de Belfast le 2 avril 1912, il rejoint Southampton le 4 avril, pour y prendre des réserves de charbon et embarquer des passagers et du personnel d’équipage. Il repart de Southampton le 10 avril, en direction de Cherbourg, où il embarque de nouveaux passagers et du courrier, puis il s’ancre au large de Queenstown, toujours pour se charger de courrier et de passagers supplémentaires. C’est la dernière étape avant qu’il ne se dirige vers l’Atlantique.

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Le naufrage du paquebot

Le 14 avril 1912, le Titanic et ses 2223 personnes à bord heurtent un iceberg sur son flanc droit à grande vitesse, et rapidement 5 compartiments se retrouvent inondés. Le paquebot disparaît en 3 heures. Les canots ne permettaient de transporter que 1178 personnes, et ils quitteront la zone sans être pleins. Au total, 1517 meurent lors du naufrage.

Le Carpathia est le premier navire à arriver sur les lieux, il récupère 713 personnes sur les canots de sauvetage.

Beaucoup d’informations et de rumeurs contradictoires circuleront par la suite, du fait de témoignages parfois contradictoires de rescapés, du décalage horaire induisant en erreur même les journalistes, et de l’imagination de certains journalistes.

Au musée, on peut trouver la liste de toutes les victimes, dont la majorité était en 3ème classe, informés tardivement de l’accident. On trouve également des témoignages audios et écrits de rescapés ainsi que l’histoire de certaines victimes.

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Les enquêtes judiciaires

Suite à la catastrophe, deux enquêtes ont été ouvertes, une américaine, l’autre menée par le commissaire de l’épave britannique.

L’objectif est de répondre à 26 questions spécifiques sur la construction, le naufrage et le sauvetage. Le 30 juillet, la conclusion est qu’il y eut « collision avec un iceberg, provoquée par la vitesse excessive à laquelle le bateau était navigué ».

Par ailleurs, les causes d’un tel nombre de morts sont multiples : le chargement mal organisé des canots, des membres d’équipage pas assez nombreux et certains n’ayant pas rejoint les canots, ainsi qu’un équipement insuffisant dans les canots (eau, nourriture, boussole,…)

Suite aux enquêtes, 24 recommandations sont faites. Parmi celles-ci, il est conseillé que le nombre de canots et radeaux soit fonction du nombre de personnes et pas du tonnage, et que ceux-ci soit mieux inspectés et mieux équipés. On trouve également des recommandations sur la formation de l’équipage, le ralentissement et le changement de cap la nuit après des avis de glace, la communication par radio 24h/24, ou encore une réflexion sur le cloisonnement de la coque et la conception de la construction navale en général.

De nouvelles lois furent promulguées, modifiant la législation sur les canots de sauvetage, les signaux de sécurité, le SOS comme appel d’urgence de norme, l’évacuation des passagers en 30 minutes, et la modification de la route de navigation de l’Atlantique Nord.

Les films

Un peu plus loin, une petite galerie traite des nombreux films ayant été produits suite au naufrage du Titanic. La catastrophe a notamment été utilisée à des fins de propagande par les nazis en 1943. Dans ce film, un officier allemand vient au secours de passagers de la 3ème classe, tandis que le capitaine cherche à battre un record de vitesse pour tirer profit d’une escroquerie concernant des actions.

Un des plus célèbres films est celui de James Cameron en 1997, mais le plus respectueux des faits date de 1958, A Night To Remember.

Par ailleurs, on apprend que l’écrivain Moran Robertson avait écrit en 1898 un livre intitulé Futility, dans lequel un paquebot, le Titan, heurte un iceberg sur le flanc et sombre rapidement dans l’Atlantique, laissant très peu de survivants du fait du manque de canots…

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L’épave du Titanic

La visite du musée se conclut avec le Titanic sous l’eau, l’épave ayant été découverte en 1985 par l’explorateur Robert Ballard. On voit notamment des images de robots sous-marins ayant exploré l’épave, et on peut marcher sur un sol en verre permettant d’observer une mosaïque du Titanic tel qu’il repose maintenant.

Le musée du Titanic est une étape obligatoire si vous passez à Belfast. Sur le fond, il permet de comprendre bien plus que l’histoire du Titanic, on y découvre l’histoire de la capitale et l’économie prospère qui s’est développée au XIXème siècle. Sur la forme, la visite est très rythmée, alternant les galeries avec beaucoup de lecture et les enregistrements audios, les vidéos, et même une immersion dans l’ambiance des chantiers navals pendant la construction. On y passe des heures sans y trouver de longueurs, seul bémol lors de notre visite, la foule de visiteurs !

Rope Bridge

Posté par sur 15 h 58 min dans Lieu visité Irlande du nord | Aucun commentaire

Rope Bridge

Sur la route de la Chaussée des Géants, que nous souhaitions voir, nous avons appris qu’il était possible d’emprunter un pont de singe construit sur la côte et nommé Carrick-a-Rede. Nous avons donc fait un petit détour pour profiter de cette curiosité.

Histoire du pont

Les différents noms des baies et aménagements de la région dérivent souvent de l’irlandais ou du gaëlique écossais. Carrick-A-Rede vient de « carraig », le rocher, et « Rade », la route. On le traduit par « le rocher au milieu de la route ».

Dans cette région, la pêche au saumon est pratiquée depuis 1620. En effet, les saumons passent à proximité de la côte pour retrouver leur rivière d’origine après avoir été sur des zones d’engraissement. Un petit archipel volcanique leur fait obstacle à cet endroit, les obligeant à le contourner. Un premier pont a donc été installé en 1755 pour permettre aux pêcheurs d’accéder à ce rocher et ainsi guetter l’arrivée des saumons. A l’époque déjà, on le démontait l’hiver pour le protéger des intempéries.

Au départ, un filet était lâché depuis un bateau et amarré d’un bout à la terre pour piéger les saumons. A partir du milieu du XIXème siècle, la nasse, filet d’origine écossaise, fut utilisé. Depuis 2002, la pêche au saumon dans cette zone a été arrêtée, du fait de sa disparition progressive.

Histoire de la baie

Depuis le rocher, on peut admirer la baie avoisinante, nommé Larrybane. Son nom vient de « laragh » signifiant « ancien endroit » et « ban » qui veut dire « blanc ».  Les roches sont très calcaires à cet endroit, expliquant la couleur blanche des falaises. On trouve également de la dolérite, vestige du passé volcanique de la région. Celle-ci fut exploitée sous forme de carrière à partir de 1870 et jusqu’en 1970. On peut d’ailleurs trouver un four à chaux utilisé à l’époque pour brûler la craie broyée et produire de la chaux vive.

Faune et flore

Flore

Cette partie de la côte nord irlandaise est magnifique, et très riche en flore. On peut y trouver le lotier cornu, l’anthyllide vulnéraire, le compagnon rouge, la cochléaire officinale, l’armérie maritime, différentes variétés d’orchidées, ou encore la scille de printemps. Plus près de la mer, on peut observer des plantes plus résistantes comme la betterave maritime ou différentes fougères. Des plantes plus rares comme l’orobanche du thym ou le lavatère maritime peuvent aussi être rencontrées.

Faune

Du côté de la faune, il y a de nombreux oiseaux de mer, des guillemots, des mouettes tridactyles, des macareux cornus ou encore des fulmars. Dans les grottes des falaises sont nichés des nigauds ou des pigeons bisets. On peut également voir voler de très nombreux cormorans, tandis que les huîtriers et les eiders sont visibles dans les vagues. Cette diversité a conduit la zone à être classée zone protégée.

Si vous passez dans la région, arrêtez-vous pour voir le Carrick-A-Rede, mais surtout profitez des splendides paysages de cette côte. En cas de vertige, passez votre tour, mais à l’inverse si vous êtes amateur de sensations fortes, vous serez déçus. La passerelle moderne est très stable, et bien que la hauteur puisse impressionner, la traversée est accessible à presque tout le monde.

Les touristes y sont très nombreux, vous pourrez faire la queue pour accéder au pont de singe, et surtout vous êtes invités à ne pas vous attarder au milieu de la traversée, c’est pourtant un point de vue superbe. L’accès au rocher volcanique permet d’avoir une vue très étendue sur la côte et les falaises calcaires. En résumé, le pont en lui-même est un peu un attrape-touriste, mais le site est tout simplement sublime.

Belfast City Hall

Posté par sur 12 h 55 min dans Lieu visité Irlande du nord | Aucun commentaire

Belfast City Hall

A Belfast, on peut visiter la mairie, ou City hall, tant son architecture est superbe. Les plans ont été commencés en 1888, quand la Reine Victoria a donne à la ville le statut de « cité ». A cette époque, la ville est prospère, la révolution industrielle a permis un développement important du commerce, notamment dans le secteur du lin. La mairie est d’ailleurs située sur le site de l’ancienne White Linen Hall, bourse internationale du lin.

Les travaux commencèrent en 1898 sous la direction de l’architecte Alfred Brumwell Thomas pour une ouverture le 1er août 1906. Le bâtiment est facilement reconnaissable grâce à son dôme haut de 53 mètres.

Rez-de-chaussée

On entre dans le City Hall par une impressionnante porte-cochère en pierre, qui donne accès au Hall d’Entrée, grande pièce en marbre. Le Grand Escalier et la Réception sont également en marbre, qui provient d’Italie et de Grèce.

C’est dans le Hall qu’on peut découvrir le dôme, et sa « Whispering Gallery » ou  « galerie des chuchotements » similaire à celle de la Cathédrale St Paul de Londres.

En montant l’escalier, on peut admirer à mi-chemin le grand vitrail retraçant  les évènements importants de la ville, comme la cession de la charte d’origine par le roi James I en 1613 ou encore l’obtention du statut comté pour Belfast en 1899.

Au pied de ce vitrail, sur le tapis rouge recouvrant l’escalier, on ne peut manquer le blason de la capitale, qui date du 30 juin 1890. La devise « Pro tanto quid retribuamus » vient de la Bible (psaume 116, verset 12) et signifie plus ou moins « que pouvons nous offrir en retour ». L’origine précise des différents symboles du blason est inconnue, mais les images telles que la cloche, l’hippocampe, le navire et le loup enchaîné était utilisées par les marchands au XVIIème siècle, notamment sur la monnaie. L’hippocampe, visible deux fois, et le navire rappellent l’importance maritime de Belfast, dont le nom vient du gaëlique « Beàl Feirste » signifiant « embouchure de la rivière ».

On trouve également cet emblème sur la « Civic Regalia », médaillon en or massif de près de sept kilogrammes datant de 1874 et porté par le Maire jusqu’en 1928. Autour du blason, on retrouve les symboles des quatre provinces irlandaises : une main rouge pour Ulster, une tour ronde pour Munster, une harpe pour Leinster et un lévrier pour Connaught.

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Etage

A l’étage, on arrive sur la Rotonde, grande pièce ouverte en son centre, permettant d’admirer de nouveau le sol en marbre du Hall au rez-de-chaussée. Chaque coin de la pièce est occupé par une des quatre arches principales supportant le dôme, et l’un des murs porte une peinture faite par le célèbre artiste de Belfast John Luke en 1951.

La visite se poursuit avec la Chambre Municipale, où les conseillers se réunissent le premier jour ouvré de chaque mois.  Comme dans la Chambre des Communes de Westminster, les sièges se font face, avec un couloir central menant à une estrade. Le maire y dispose d’un superbe siège en chêne sculpté à la main. Dans un coin de la pièce, on trouve une maquette du Titanic, rappelant que le paquebot a été construit à Belfast.

L’accès est également possible au Hall de Reception, grande pièce aux murs lambrissés de chêne surmontée d’un dôme. On y trouve là aussi des vitraux, représentant les blasons royaux ainsi que ceux de Lord Donegall (titre détenu par la famille Chichester depuis 1791) et Lord Shaftesbury (titre détenu par la famille Cooper depuis 1672).

Nous terminons notre visite par le Grand Hall, détruit le 4 mai 1941 par un raid aérien allemand. Il a été reconstruit à l’identique en 1952, les sept vitraux ayant été enlevés au début de la guerre, et les lustres ayant pu être refait par leur créateur, encore en vie et qui avait conservé les plans.

Jardin

Nous ressortons dans les jardins de la Mairie, où un écran géant est installé en ce jour de finale de Wimbledon. On peut tout de même apercevoir les différents monuments liés à l’histoire de Belfast. On trouve une statue de la reine Victoria par Sir Thomas Brock, ainsi qu’un monument dédié à Lord Dufferin, important homme politique dans la deuxième moitié du XIXème siècle.

Il y a également un mémorial en l’honneur de James Magennis, seul nord-irlandais à avoir reçu la Victoria Cross après la Deuxième Guerre Mondiale, distinction militaire suprême de l’armée britannique.

L’histoire du Titanic est présente avec la statue d’Edward James Harland, fondateur des chantiers navals Harland&Wolff. Pas loin, Le Titanic Memorial, construit pour le centenaire de la catastrophe, a été réalisé en marbre par Thomas Brock, et est constitué de quatre personnages (dont une femme au centre qui représenterait Thanatos, la personnification de la mort dans la Grèce antique) sous lesquels on trouve la liste des personnes décédées lors du naufrage.

Enfin, les jardins abritent les statues de James Horner Haslett, Sir Daniel Dixon, William James Pirrie et Robert James McMordie, tous quatre anciens maires de Belfast.

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Nous avons découvert par hasard qu’il était possible de visiter la Mairie de Belfast, et nous conseillons d’en profiter. Pendant environ 40 minutes, on peut apprécier l’architecture et l’intérieur superbe du bâtiment, tout en écoutant les explications sur l’histoire finalement assez récente de la ville. Cette visite nous a également permis de comprendre la place encore importante du Titanic dans la capitale, et nous a amené à visiter le Titanic Belfast (lien).

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