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Angleterre

Stonehenge

Posté par sur 15 h 42 min dans Lieu visité angleterre | Aucun commentaire

Stonehenge

Parmi les nombreux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, on trouve le très célèbre monument mégalithique anglais de Stonehenge, que nous ne pouvions pas ne pas visiter. Bien que tout le monde ait en tête les pierres disposées de manière circulaire, le site est beaucoup plus vaste et comporte de nombreux vestiges d’une période qui s’étale sur environ 7000 ans.

Avant Stonehenge

Le peuplement de la région de Stonehenge remonte à -8500, avec l’installation de chasseurs mésolithiques dans la vallée de la rivière Avon. C’est probablement ce peuple qui érigea les grands totems de pins retrouvés à proximité de Stonehenge et datés entre -8500 et -7000. Quatre grandes cavités creusées dans la craie ont en effet été découvertes au XXème siècle, et des recherches ont permis d’établir que chaque cavité contenait de grands pieux de bois d’environ 75 cm de diamètre.

L’ère mésolithique se termine en -4000 et est suivie de l’ère néolithique. C’est de cette époque que date la première poterie retrouvée dans le sud de la Grande-Bretagne. A environ 4 kilomètres de Stonehenge, une enceinte fossoyée nommée Robin Hood’s Ball est construite en -3600. Elle consiste en deux circuits concentriques de fossés et talus, contenant des restes de poteries et d’animaux ensevelis.

Plusieurs siècles avant Stonehenge, vers -3400, a été construit  un ouvrage de terre allongé, avec un fossé et un talus, définissant une zone de plus de 100 mètres de large sur 2,7 kilomètres de long. Lors de sa découverte au XVIIIème siècle, il fut baptisé Cursus de Stonehenge, pensant que cet aménagement servait pour les courses de chars à l’époque romaine. Il est en réalité beaucoup plus ancien, et sa fonction n’est pas clairement définie, même s’il semblerait que ce lieu ait été un espace sacré.  Un cursus secondaire, long de 400 mètres, daterait également de cette période, tout comme le long tumulus de Winterbourne Stoke Crossroads, tombes ancestrales contenant des sépultures parfois abritées.

Le premier Stonehenge

Le premier Stonehenge était une enceinte plus ou moins circulaire, d’environ 110 mètres de diamètre, délimitée par un talus intérieur profond d’environ 2 mètres et d’un petit talus extérieur appelé contrescarpe. Il a été daté de -3000, grâce à la datation au Carbone 14 d’os d’animaux ayant servi à creuser ces fossés. Deux interruptions dans ces fossés, au nord-est et au sud, définissaient deux entrées. Pour comparaison, les menhirs de Carnac ont été érigés vers -3300.

Dans l’enceinte, tout le long du talus intérieur, on trouve les trous d’Aubrey (du nom de l’historien qui les a découvert), ensemble de 56 trous circulaires équidistants qui contenaient peut-être des pieux de bois ou des pierres verticales. De nombreux ossements incinérés y ont été retrouvés,  prouvant que Stonehenge était un cimetière.

Les autres parties de ce premier Stonehenge restent mal définies. Il y aurait eu de plus grands menhirs autour de l’entrée, où des trous vides ont été découverts. L’érection des pierres 500 ans plus tard effaça une partie des vestiges du premier Stonehenge.

Autour de Stonehenge

Le site fut profondément modifié vers -2500.

Tout d’abord, à environs 3 kilomètres de Stonehenge fut construit le Durrington Walls, enceinte de plus de 470 mètres de diamètre, défini par un talus à l’extérieur d’un gigantesque fossé de plus de 6 mètres de profondeur, et possédant quatre entrées. Des fouilles ont permis de montrer qu’un village néolithique existait à cet endroit avant que ne soit construit cette enceinte par-dessus. Les vestiges de deux structures en bois complexes, le Cercle Sud et le Cercle Nord, ont également été trouvés. Elles avaient probablement une fonction rituelle.

Au sud du Durrington Walls fut découvert Woodhenge, zone circulaire d’environ 50 mètres de diamètre et encore une fois entourée d’un talus et d’un fossé intérieur. A l’intérieur, six cercles concentriques de cavités contenaient à l’origine des pieux verticaux en chêne. Au centre, une tombe contenait le squelette d’un enfant âgé d’environ trois ans.

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Les pierres de Stonehenge

Le site de Stonhenge lui-même fut transformé en -2500, avec l’apport de nombreuses pierres. Elles sont de deux types : les plus grandes sont en grès sarsen, et les petites sont des pierres bleues.

Les pierres de grès sarsen proviennent probablement de 30 kilomètres au nord de Stonehenge, source principale de ce type de roche. Les pierres bleues viennent quant à elles avec certitude de Preseli Hills au Pays de Galles, à plus de 240 kilomètres à l’ouest ! Il est possible que ces dernières ait été en partie transportées par voie fluvial, sur l’Avon.

Bien évidemment, ces pierres n’ont pas été agencées au hasard, on peut remarquer quatre agencements, deux cercles (cromlechs) et deux fers à cheval aujourd’hui. Seuls le cromlech et le fer à cheval de grès sarsen date de -2500.

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A l’extérieur, le cromlech de pierres de grès sarsen est aujourd’hui composé de 17 pierres verticales et 6 linteaux horizontaux en pierre. Si le cercle était complet à l’origine, il devait contenir 30 pierres verticales et 30 horizontales. Les pierres horizontales ne sont pas simplement posées sur deux pierres verticales, mais sont emboîtées à l’aide d’un joint tenon/mortaise.

A l’intérieur, on trouve l’alignement en fer à cheval de pierres de grès de sarsen. Cinq trilithes (une pierre horizontale posée sur deux pierres verticales) formaient cet agencement, seuls trois complets ont survécus. Certains des menhirs (pierres verticales) de cet alignement pèsent plus de 35 tonnes, et le plus grand mesure plus de 7,3 mètres.

Les pierres bleues étaient agencées en deux arcs concentriques à ce moment-là, comme l’ont montré les fouilles.

C’est en -2200 que les pierres furent déplacées pour créer l’agencement actuel. Les blocs de grès sarsen, très lourds, ne furent pas déplacés, au contraire des pierres bleues.

Entre le cromlech et le fer à cheval de grès sarsen fut construit un cromlech de pierres bleues, composé de 60 pierres verticales. Au centre du cercle se trouvent deux pierres façonnées et munies de mortaises, ayant probablement servies de linteaux horizontaux avant d’être utilisées comme piliers verticaux.

A l’intérieur du fer à cheval existant,  un fer à cheval de pierres bleues fut ajouté. Il y avait à l’origine 19 pierres, dont certaines ont dû soutenir des linteaux horizontaux. A l’extrémité fermée de ce fer à cheval gît la Pierre d’autel, dont on ne sait pas s’il elle était verticale ou horizontale à l’origine.

Par ailleurs, le fossé, qui s’était envasé, fut recreusé. Une avenue fut également créée, partant d’un henge situé à 2,5 kilomètres et rejoignant l’entrée sud-est de Stonehenge. Elle devait servir de voie processionnelle permettant d’accéder au site mégalithique depuis la rivière Avon.

Les tumuli

Alors que Stonehenge était presque terminé, de nombreux tumuli furent créés au début de l’âge de bronze, entre -2300 et -1500. Chaque tumulus, petit monticule rond recouvert d’herbe, était le lieu de sépulture d’une personne puissante de cette époque. Dans un rayon de trois kilomètres autour de Stonehenge, on en dénombrait plus de 300, dans les endroits les plus visibles. De nombreux objets et des restes humains furent retrouvés lors de leurs fouilles. La sépulture du tumulus de Bush, datant de -1800, était la plus opulente, on y trouve des poignards et une hache en bronze, un sceptre, ainsi que trois objets en or massif : une cuirasse, une feuille en forme de losange et une boucle de ceinturon.

Après Stonehenge

Les derniers travaux de construction à Stonehenge se terminèrent aux environs de -1600, mais rien ne permet de savoir combien de temps le site a été utilisé après cette date. De nombreuses découvertes de l’époque romaine laissent à penser que les romains s’étaient approprié le lieu. Les premières découvertes concrètes concernant le site remonte aux enquêtes archéologiques menées au XVIIème et XIXème siècle. Cependant, le site n’était pas entretenu et plusieurs chutes de pierres eurent lieu. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que le site fut protégé, restauré, et en même temps clôturé et rendu payant.

Pourquoi Stonehenge ?

Une des questions qui persistent est la raison de la construction de Stonehenge. Il a été montré que le site n’était pas habité et n’avait pas vocation à être défendu.

L’alignement de Stonehenge dans un axe nord-est/sud-ouest amène les rayons solaires à éclairer le cœur du lieu lors des solstices d’été et d’hiver. Cela pourrait signifier qu’il marquait le changement de saisons, et notamment le retour de la lumière après le solstice d’hiver.

Les nombreux ossements retrouvés lors de fouilles suggèrent que le site a servi de cimetière à une époque. Les pierres bleues du Pays de Galles auraient quant à elles un pouvoir de guérison. Stonehenge serait alors à la fois un lieu de guérison et de sépulture des ancêtres.

La meilleure interprétation du site mégalithique est celle d’un équivalent de cathédrale, lieu de culte et d’espoir. Rien ne permet pour autant de savoir si des rites particuliers avaient lieu à certains moments de l’année.

Stonehenge fait partie des lieux incontournables pour celui qui voyage en Angleterre. N’hésitez pas à y aller à plusieurs moments de la journée pour profiter de différentes luminosités.

Evitez l’accès au site en bus payant, qui est cher et ne permet que de faire suivre les allées faisant le tour du site. Si comme nous vous n’êtes pas très organisés, il est possible d’approcher gratuitement du site, à une vingtaine de mètres, seulement d’un côté. Vous pourrez y rester le temps que vous voulez, et suffisamment proche pour profiter pleinement du lieu. Si vous planifiez votre séjour, vous pouvez réserver (plusieurs mois à l’avance !) pour entrer sur le site et pouvoir déambuler à l’intérieur des cromlechs.

Thermes romains, Bath

Posté par sur 15 h 17 min dans Lieu visité angleterre | Aucun commentaire

Thermes romains, Bath

Bath fait sans conteste partie des plus belles villes anglaises, et visiter les thermes romains est inévitable pour cette cité construite autour de ses trois sources d’eau chaude, Hetling Sring, Cross Spring et King’s Spring. Cette eau provient des collines voisines, où elle s’écoule à une profondeur comprise entre 2700 et 4300 mètres. Ceci entraîne une augmentation de la température de l’eau, de 69°C à 96°C, et sous la pression, elle remonte par des failles géologiques.

Histoire

 

Les premiers à utiliser ces sources sont les Celtes. Selon la légende, le prince Blalud, fils du roi Rud Hudibras, fut banni car il était atteint de la lèpre. Il devint porcher, et s’aperçut par hasard que la boue chaude dans laquelle se roulaient ses cochons guérissait leurs plaies. Il se plongea alors lui-même dans l’eau chaude et fut guéri de la lèpre. Il devint roi et créa la ville de Bath, nommée alors Caer  Badon (ville des bains) en -863. Ce lieu sacré était alors dédié à la déesse Sulis.

L’invasion romaine marqua une nouvelle étape dans l’exploitation des sources. La paix établie, un temple fut construit en 60-70 après J.C., dédié à la déesse Sulis Minerve, divinité unissant la déesse celte Sulis et Minerve, la déesse romaine de la sagesse et de la guérison. Le complexe de bains fut aménagé au cours des trois siècles suivants. Des pieux de chêne furent utilisés pour créer des fondations solides sur la boue.  Ils canalisèrent l’eau vers un réservoir en pierre revêtu de plomb alimentant les bains, le trop-plein continuant sa course vers la rivière Avon. Les romains donnèrent à la ville le nom d’Aquae Sulis, signifiant « les eaux de Sulis ».

Les grandes dates

  • -863 : création de Caer Badon par le roi celte Blalud en l’honneur de la déesse Sulis
  • 60-70 : construction d’un temple dédié à Sulis Minerve
  • 70-410 : Aménagement du complexe de bains à Aquae Sulis
  • 1727 : découverte de la tête en bronze de Sulis Minerve
  • 1789-1799 : construction de la Grand Pump Room, salon néoclassique encore ouvert aujourd’hui

La terrasse

La visite commence à hauteur de la rue, sur la terrasse surplombant le Grand Bain. Le site romain est en réalité très étendu, et se trouve sous le niveau du sol moderne, sous les rues et places adjacentes. Le long de cette terrasse, on peut admirer 9 statues victoriennes datant de 1894. Elles représentent Jules César, l’empereur Claudius, l’empereur Verspasian, le gouverneur Ostorius Scapula, le gouverneur Soetonius Paulinus, le gouverneur Julius Agricola, la déesse Roma, l’empereur Adrian et l’empereur Constantin.

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Le musée

Ensuite, on accède au musée, qui nous fait découvrir l’histoire du site au fur et à mesure que l’on descend sous terre, jusqu’au niveau des bains. On y trouve deux maquettes de l’ensemble du temple et des bains, de nombreux panneaux explicatifs, et des objets retrouvés lors des fouilles.

Plusieurs pierres constitutives du fronton ornemental sont par exemple exposées, une animation permettant de le reconstituer en entier. Le fronton était à l’origine soutenu par quatre grandes colonnes, et comporte de nombreuses références. Dans les coins, des tritons, équivalents masculins des sirènes, font allusion à Neptune, dieu des Eaux et des Sources. La présence de serpents entrelacés dans la barbe et les cheveux de la tête centrale ont conduit à interpréter qu’il s’agissait d’une tête de gorgonne, symbole de Sulis Minerva. Il pourrait également s’agir de la représentation d’un dieu de l’eau comme Oceanus.

 Le musée dispose aussi de plus de 12 000 pièces de monnaie romaines, une tête de femme en pierre provenant d’une tombe. De nombreuses pierres trouvées témoignent également de la présence d’un bâtiment possédant une façade nommé « façade des 4 saisons », celle-ci comportant des sculptures des quatre saisons, et surmontée d’un fronton représentant la déesse Luna. Enfin, on peut trouver des feuilles de plomb ou d’étain sur lesquelles étaient écrites des malédictions, et qui étaient jetées dans le bassin sacré.

Une passerelle enjambant la cour du temple permet de rejoindre la zone sacrée où les romains priaenit la déesse Sulis Minerve. On y trouve une pierre portant une inscription dédiée à la déesse et écrite par Marcius Memor, un prêtre à l’époque. Cette pierre devait soutenir une statue en bronze de Sulis Minerve, dont la tête est exposée après avoir été retrouvée en 1727. Son examen a révélé qu’elle est composée de six couches de dorure.

Les bassins

Après ces nombreuses explications historiques et mythologiques, nous accédons aux différents bassins. Le premier d’entre eux est le « Sacred Spring » ou source sacrée, où arrivent chaque jour 1 170 000 litres d’eau riche en minéraux. De nombreux objets y étaient jetés en offrande à Sulis Minerve, notamment les pièces de monnaies ou les malédictions. On peut même voir le conduit romain en plomb encore en état permettant d’évacuer l’eau vers la rivière Avon. Lors des fouilles, 34 pierres précieuses et un masque en étain y ont été retrouvés.

Nous approchons ensuite du Grand Bain, que nous avions vu depuis la terrasse. Il s’agit d’une grande piscine recouverte de 45 feuilles de plomb et profonde de 1,6 mètre, qui disposait à l’époque d’un toit voûté. On peut observer de petites niches autour du bain qui auraient abritées des bancs et peut-être de petites tables pour les baigneurs.

De nombreuses pièces ont été construites autour du Grand Bain pendant les 400 ans de son activité, parmi lesquelles côté est des vestiaires, des chambres chauffées ou encore une piscine tiède dont l’eau provient du Grand Bain. On y découvre le système de chauffage nommé hypocauste : un foyer communique avec le sous-sol de la pièce que l’on veut chauffer. Ce sous-sol contient une multitude de colonnes faites de briques superposées supportant le sol suspendu.

De l’autre côté du Grand Bain, on trouve également des piscines d’eau chaude, ainsi qu’un bain circulaire d’eau froide.

Pour conclure la visite, une fontaine a été installée, permettant de goûter l’eau très minéralisée issue des sources de Bath.

 

Si un endroit doit être visité lors d’un passage à Bath, il s’agit bien sûr des thermes romains. L’entrée n’est pas donnée mais la visite est très complète. Les nombreux détails historiques, les objets issus des fouilles archéologiques et bien sûr l’accès aux différents bains donnent une vision globale de cette ville encore aujourd’hui tournée autour de ses thermes et spa.

Musée des Sciences et de l’Industrie, Manchester

Posté par sur 12 h 18 min dans Lieu visité angleterre | Aucun commentaire

Musée des Sciences et de l’Industrie, Manchester

Pour comprendre la ville de Manchester, la visite du Musée des Sciences et de l’Industrie est indispensable. Il a été ouvert en 1969 et présente le riche passé de la ville dans les domaines des sciences, des technologies et de l’industrie. Le développement économique de la ville a été très important lors de la révolution industrielle, au XIXème siècle.

Transport et coton

Manchester a été qualifiée au milieu du XIXème siècle comme la ville la plus industrialisée du monde, notamment grâce à ses nombreuses usines de coton. Une galerie est entièrement consacrée à ce domaine, on peut y découvrir de nombreux métiers à tisser et des filatures, encore en état de fonctionnement.

A la même époque, Manchester joue un rôle important dans la révolution des transports. La première ligne de chemin de fer transportant des passagers à l’aide d’une locomotive à vapeur est la Liverpool and Manchester Railway, et la plus ancienne gare au monde, ouvert en 1830, se trouve dans l’enceinte du musée. A proximité de cette gare, un bâtiment abrite de nombreuses locomotives et machines à vapeur fixes, dont la plupart sont encore en état de fonctionnement.

De l’autre côté de la rue, un hangar entier est consacré à la révolution des transports automobiles et surtout aéronautiques. On peut y voir des avions de différentes époques, et notamment le « Roe Triplane 1 », construit par la société A.V. Roe and Company, un des plus anciens fabricants aéronautiques au monde, et premier avion entièrement britannique à voler en 1909.

Informatique

La ville a également été pionnière lors de la révolution informatique au XXème siècle. On peut trouver dans ce musée une réplique de la Small Scale Experimental Machine, ancêtre de l’ordinateur moderne, construite à l’université Victoria de Manchester. Dans la foulée, le Manchester Mark 1 puis le Ferranti Mark 1 furent développés à Manchester en 1948-1949. Le Ferranti Mark 1 est l’un des premiers ordinateurs électroniques commercialisé au monde.

Aujourd’hui, l’université de Manchester prend part au projet Spinnaker, qui a pour objectif de créer un ordinateur contenant jusqu’à 1 million de processeurs simples connectés, et fonctionnant à l’image du cerveau humain.

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Grands noms

Plusieurs scientifiques de renom ont permis à Manchester d’être à la pointe des découvertes scientifiques au XVIIIème et XIXème siècle. John Dalton(1766-1844) a ainsi été professeur de mathématiques et de philosophie naturelle au New College de Manchester. Il est notamment connu pour sa théorie atomique, théorie selon laquelle la matière est composée d’unités appelés atomes. Il a également travaillé sur la vue et la perception des couleurs, décrivant la maladie dont il souffrait lui-même et nommée « daltonisme ».

Parmi ses élèves, on trouve le célèbre James Prescott Joule(1818-1889), originaire de la région de Manchester. Celui-ci est a énoncé la première loi de la thermodynamique, qui définit que « Au cours d’une transformation quelconque d’un système fermé, la variation de son énergie est égale à la quantité d’énergie échangée avec le milieu extérieur, par transfert thermique et transfert mécanique. » Il a également développé en électricité la loi de Joule, et l’unité de l’énergie porte son nom.

Quand on déambule dans Manchester, on comprend que la ville a été une grande puissance lors des révolutions industrielles. La visite du musée des Sciences et de l’Industrie confirme cette impression grâce à ses nombreuses galeries permettant de découvrir les domaines dans laquelle la ville excellait au XIXème siècle. Encore un musée gratuit à Manchester, à découvrir pour qui s’intéresse à l’histoire de la ville.

Musée National du Football, Manchester

Posté par sur 11 h 20 min dans Lieu visité angleterre | Aucun commentaire

Musée National du Football, Manchester

Difficile de visiter Manchester sans entendre parler de football, et sans visiter le National Football Museum. Ouvert à Preston en 2001, il a été transféré en 2012 à Manchester. A peine entrés, nous sommes dans l’ambiance, un aquarium dont le fond est un terrain de football est surmonté d’une citation célèbre d’Eric Cantona : « Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est parce qu’elles pensent que des sardines vont être jetés à la mer ». Cette phrase sans queue ni tête n’avait que pour but d’éviter les questions des journalistes lors de la conférence de presse après son passage au tribunal pour une agression sur un supporter de Crystal Palace.

Histoire du football

Nous commençons la visite avec l’histoire du football. Bien que les règles du football moderne aient été écrites pour la première fois en Angleterre en 1863 par Ebezener Cobb Morley, nous découvrons que l’origine réelle du sport remonte au IIIème siècle.

En effet, à cette époque la Chine entraîne ses soldats à l’aide du Cuju, un ancien jeu de ballon. A la même période, la Japon pratique le Kemari, jeu consistant à se faire des passes sans que le ballon ne touche le sol. Nous profitons de la galerie de balles ayant servis à ces différents jeux pour admirer l’original du premier livre de règles. On trouve également le premier maillot de l’équipe nationale anglaise de 1872. Juste à côté, plusieurs casques audios permettent d’écouter différents commentaires de matchs de football diffusés sur la BBC.

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Les trophées

Un peu plus loin, de nombreuses vitrines s’offre à nous dont deux attirent notre attention. On y trouve dans une, les répliques des trophées des différentes compétitions anglaises et européennes, masculines mais aussi féminines. Dans l’autre, nous sommes surpris de découvrir de nombreux couteaux, avant de comprendre qu’une partie du musée porte sur les supporters, fans et hooligans. L’origine du mot « hooligan » n’est pas claire, mais on le définit aujourd’hui en France comme un supporter de football violent. Le phénomène existe depuis le XIXème siècle, mais son ampleur aurait nettement diminué depuis les années 1980. Il était en partie dû à l’entassement des supporters dans de mauvaises conditions lors des matchs. Les tragédies de Heysel en 1985 (effondrement lié à la pression et au poids des supporters, 39 morts) et de Hillsborough en 1989 (bousculade, 96 morts) ont conduits à la mise en place de règles de sécurité plus strictes pour les stades. Par ailleurs, une politique d’interdictions de stade et d’augmentation importante du prix des billets a eu pour objectif de diminuer le hooliganisme en Angleterre.

Les jeux

Le football étant très populaire, de nombreux produits dérivés existent, et le musée en présente un certain nombre. Parmi les jeux de société historiques, Gaël a pu retrouver le Subbuteo, auquel il a joué de nombreuses heures avec un de ses cousins !

A l’étage supérieur, plusieurs écrans présentent les différentes règles du football, et le rôle des arbitres. On peut également écouter les explications de plusieurs managers concernant les tactiques de jeu, et une place est donnée aussi au rôle du corps médical et paramédical dans la préparation et le traitement des blessures des sportifs. Nous passerons toutefois une bonne partie de notre temps à jouer, essayant d’associer les noms d’équipes nationales à leur pays, tentant de marquer un but à l’aide d’un terrain virtuel au sol, et surtout l’un contre l’autre sur d’anciens jeux de bars qui méritent le détour.

Nous concluons cette visite footballistique exhaustive par une photo souvenir, où nous portons les coupes de la Premier League (Ligue 1 anglaise) et de la F.A. Cup (équivalent de la coupe de France). Bien qu’assez sceptiques sur ce musée du football avant d’y entrer, nous vous le conseillons si vous en avez le temps, tout de même après avoir visité la Manchester Art Gallery et le Musée des Sciences et de l’Industrie.

Château de Nottingham

Posté par sur 15 h 55 min dans Lieu visité angleterre | Aucun commentaire

Château de Nottingham

Nous ne pouvions passer à Nottingham sans visiter son château, célèbre grâce à l’histoire de Robin des Bois. Persuadés de visiter un château médiéval, nous avons été très surpris de découvrir un manoir d’architecture maniériste, l’un des rares exemples restant en Angleterre.

Un peu d’histoire

Le tout premier château, en bois, a été construit par Guillaume le Conquérant en 1067. Il a été ensuite partiellement reconstruit en pierre pendant la deuxième moitié du XIIème siècle par le roi Henry II.

En 1642, le château est utilisé comme base pour les soldats de Charles I pendant la guerre civile l’opposant à son propre parlement. Cependant, le château est rapidement pris par les parlementaires, puis détruit en 1651 pour éviter qu’il ne puisse être à nouveau utilisé en cas de guerre.

Le palais actuel a été construit en 1674, par le maçon Samuel Marsh de Lincoln, pour William Cavendish, premier duc de Nottingham et dont l’architecture semble avoir été fortement influencée par les gravures de Rubens du Palazzi di Genova. Il perdit son attrait aux yeux des ducs suivants quand l’arrivée de la révolution industrielle donna à Nottingham la réputation d’avoir le pire bidonville de tout l’empire britannique (en dehors de ceux des comptoirs Indiens)

Il est brûlé par des manifestants contestant l’opposition du duc de Newcastle au Reform Act de 1832. Ce dernier modifiait le système électoral en supprimant notamment un certain nombre de sièges dans les “rotten borough” (bourgs pourris en français). En effet, ces localités, bien qu’elles s’étaient dépeuplées et ne comptaient plus qu’un petit nombre de propriétaires et donc d’électeurs, avaient conservé leurs privilèges électoraux en

Les grandes dates

  • 1067: Guillaume Le Conquérant construit un château en bois.
  • 1170: Le château est reconstruit en piere par Henry II
  • 1480: Edward IV construit la « Richard’s Tower »
  • 1642: Charles I s’installe au château au début de la Guerre Civile.
  • 1674: Willima Cavendish, premier duc de Newcastle, construit l’actuel palais
  • 1878: Nottingham Castle est restauré et devient la première galerie d’art en dehors de Londres

 

vendant leurs voix au plus offrant, alors que des cités neuves comme Birmingham ou Manchester ne possédaient aucun représentant pour leurs dizaines de milliers d’habitants. Le palais a ensuite été restauré par Thomas Chambers Hine, avant d’être cédé à la corporation de Nottingham en 1878, après 40 ans d’abandon. Il est depuis cette date la première galerie d’art hors de Londres.

Nous étions venus voir un château, nous sommes entrés dans un musée… du coup nous sommes passés rapidement dans les galeries d’art, cherchant désespérément Robin des Bois !

Nous l’avons finalement trouvé au sous-sol, dans une pièce entièrement aménagée dans l’ambiance du héros mais réservée aux plus jeunes. Un rapide tour, et nous voilà de retour à l’entrée. Nous apprenons alors que l’une des particularités du château réside dans ses caves et galeries troglodytiques, que nous visiterons le lendemain, après les quelques péripéties que vous avez pu lire sur le journal de bord.

 
 

Le parc

En attendant, nous profitons du parc du château. On y trouve des vestiges du château médiéval, les ruines d’une tour et d’une partie du mur construits aux XIIème et XIIIème siècle, ainsi qu’un pont datant de la fin du XIIème siècle.

Une partie du jardin est aménagé autour d’un kiosque, construit pendant la période des règnes des différents Edouard. A cette période, le parc était une zone récréative pour les habitants de la ville.

On y trouve également  une statue en osier de Robin des Bois.

Robin des Bois

Juste à l’extérieur du château, une autre statue, en bronze cette fois, réalisé par James Woodford et pesant une demi-tonne, rappelle le lien entre le château et le héros.

Le nom de « Robin des Bois » en français, est lié à une erreur de traduction, Robin Hood (et non pas Wood) signifiant plutôt « Robin le truand ».

Personne ne sait si Robin des Bois a réellement existé, la première référence au héros datant de la fin du XIVème siècle dans un poème intitulé Piers Plowman (Pierre le Laboureur). Dans les versions modernes, il aurait vécu dans la forêt de Sherwood, à environ 40 kilomètres de Nottingham. Il aurait été retenu prisonnier dans le château de Nottingham par le sheriff de la ville.

Les caves troglodytiques

Le lendemain, accompagnée d’une guide vêtue en tenue d’époque, nous empruntons l’escalier donnant accès au dédale troglodytique sous le château. Première sensation : dans la semi-obscurité, on perçoit l’humidité propre aux caves souterraines. On y découvre également des cavités directement taillées dans la roche, qui servaient à l’époque à abriter les pigeons.

Au fil de la visite, la guide nous explique le rôle important joué par ces tunnels dans l’histoire du château : En 1331, Edouard III, âgé de 17 ans, mène un coup d’état avec quelques hommes au château de Nottingham en utilisant les souterrains. Ils y arrêtent sa mère Isabelle de France et son mari Roger Mortimer, qui gouverne l’Angleterre à sa place, Edouard III étant trop jeune. Roger Mortimer est condamné pour le meurtre d’Edouard II (père d’Edouard III), et Edouard III commence alors son règne qui durera jusqu’à sa mort, en 1376.

 

Quand on évoque la ville de Nottingham, on pense généralement à Robin des Bois, et on s’attend à y découvrir un château médiéval. Si vous êtes adeptes des ponts-levis, murs en créneau et autres machicoulis, vous vous êtes trompés d’endroit ! Pour tous les autres, nous conseillons de faire la visite du château ET des caves troglodytiques, car ce sont bien ces dernières qui font tout l’intérêt de la visite !

Manchester Art Gallery

Posté par sur 14 h 38 min dans Lieu visité angleterre | Aucun commentaire

Manchester Art Gallery

La Manchester Art Gallery est un musée gratuit ouvert au public depuis 1834. On y trouve de nombreuses collections permanentes ainsi que des expositions temporaires. Au total, environ 2.000 peintures à l’huile, 3000 aquarelles et dessins, 250 sculptures, 90 miniatures et environ 1000 gravures y sont visibles. Elle est principalement réputée pour sa collection d’art victorien, et ses nombreuses œuvres d’artistes britanniques du XIXème siècle du mouvement pré-raphaélite.

Collection générale

Nous avons ainsi déambulé parmi les nombreuses peintures à l’huile que présente le musée. Une grande partie des peintres sont britanniques, des XVIIIème et XIXème siècles, et leurs œuvres sont souvent des portraits ou paysages de leur pays d’origine. Manchester y est bien sûr représenté, nous avons pu ainsi admirer une représentation du Picadilly Garden vu la veille. On trouve également des peintres de différentes nationalités européennes, et nous avons même trouvé une représentation de notre si célèbre Mont St Michel !

 

Collection « Hondartza Fraga : The Sea Full Stop »

Parmi les expositions temporaires, nous avons pu voir celle de « Hondartza FragaHondartza Fraga est une artiste espagnole contemporaine née en 1982 : The Sea Full Stop ».  Cette artiste produit des dessins, photographies, animations et vidéos qui traitent des environnements extrêmes, des profondeurs des océans à l’espace. Cette exposition remet le paysage marin en avant et vient en réponse à l’exposition « The Dutch at Sea » où la mer, dans les œuvres hollandaises du XVIIème siècle, n’était qu’un support pour des scènes antropocentrées de guerre navale.

Collection « Manchester’s Dutch Golden Age »

On trouve effectivement à la Manchester Art Gallery une collection intitulée « Manchester’s Dutch Golden Age ». Celle-ci réunit une soixantaine d’œuvre hollandaise datant des XVIIème et XVIIIème siècle. A cette époque, les Provinces Unies des Pays-Bas sont la plus grande puissance navale et maritime d’Europe, et possèdent de nombreuses colonies. La prospérité économique combinée aux découvertes dans les colonies est propice au développement de l’art, car les clients et mécènes y sont nombreux et les sources d’inspiration importantes. Cet âge d’or de l’art néerlandais, en se tournant principalement vers les modes de vie du quotidien, fait émerger de nombreuses nouveaux thèmes picturaux, dont la représentation des paysages, notamment maritime, et les natures mortes, ce qui était pour l’époque une innovation majeure.

Collection « Fashion and Freedom »

Changement d’ambiance, nous voilà maintenant à la « Fashion and Freedom Exhibition ». Il s’agit ici de présenter le travail de différentes stylistes et l’évolution de la mode depuis la première Guerre Mondiale. Celle-ci a en effet modifié la société britannique, les hommes étant partis au front, les femmes ont gagné en responsabilités et libertés, modifiant la manière de s’habiller et les codes sociaux. En expert de la haute couture, nous avons donc pu apprécier les différentes robes et tenues présentées.

Collection « Modern Japan Design »

Nous avons pu également profiter de l’exposition temporaire « Modern japan design », qui présente plus de 100 pièces de trente-deux designers datant des cinquante dernières années. On y trouve autant des objets en céramique, des meubles, des vêtements, des bijoux ou encore des lampes, qui révèlent l’influence du bouddhisme sur le design japonais, à travers notamment les courants minimalistes ou wabi-sabi.

Cette description de la Manchester Art Gallery est bien sûr non exhaustive, si vous en avez l’occasion octroyez-vous une demi-journée pour profiter de ce musée gratuit, qui multiplie les expositions très diverses, permettant à des non-spécialistes comme nous d’apprécier la visite et d’y passer agréablement plusieurs heures.

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